Selon les premiers bilans qualifiés de « flatteurs » par le haut commissaire aux solidarités actives, le RSA augmenterait de 30% le nombre de reprises d'emploi par rapport au RMI. C'est vrai, mais ce qu'il oublie de préciser, c'est que les trois quarts de ces reprises d'emploi sont à temps partiel. Un mensonge par omission assurément ! Loin de nous l'idée de remettre en cause la bonne foi de M. Hisrh. Mais si on ajoute à cela le fait que 28% de ces nouveaux emplois ne sont pas durables parce qu'inférieurs à six mois, on tombe dans le délit d'oubli caractérisé. N'en déplaise à la mémoire sélective du haut commissaire, le RSA est une machine à créer du travail précaire.
Selon un rapport de l'Insee, « il est ainsi frappant de constater que la perception d’une allocation ne semble affecter significativement et négativement le retour à l’emploi qu’au sein des familles monoparentales ». Des familles dont on peut supposer qu'elles utilisent l'allocation comme un revenu de subsistance, compte tenu des difficultés particulières auxquelles elles sont confrontées. Là encore, le RSA n'y pourra rien. D'autant que les modalités d'application ont été déléguées au conseils généraux, ce qui entraîne des disparités entre départements...