Moi, beau et élancé On me dit être un lévrier Pourtant, je n’ai plus beaucoup d’identité Avant, les hommes, je les servais Mais depuis bien longtemps ils m’ont oublié.
En effet, en cet endroit Je connais l’effroi Dignité et éthique, il n’y en a pas Des frères, des sœurs, Chaque jour tombent à mes côtés La peur, la cruauté sont mes journées L’Espagne, un soleil noir pour nous, lévriers.
Après une chasse, fructueuse je dois dire A moi, il n’est pas arrivé le pire Juste la perrera et ses barreaux Je me pose juste une question Pour quelle raison suis-je en prison ? Ai-je autant de défauts ?
Un jour ; A l’aube je suis partis La tension, la chaleur Vraiment ce n’est pas un pays Mais où m’emmènent-ils ? Les kilomètres, un exil, je me résigne.
Aujourd’hui, l’air est plus frais Ceci révèle-t-il une arrivée ? Je quitte mon tortionnaire mécanique Pour découvrir un nouvel horizon devant moi Là, ils m’attendent en pleurant de joie Je dois quand même l’avouer, je panique.
Quelqu’un s’approche, que va-t-il se passer ? Gentiment, simplement, il s’emploie à me caresser Sensation magique Il y a très longtemps que je l’avais ressenti Ce voyage n’a vraiment pas de prix Et sonne la fin de mon périple.
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Bonjour, ton article est touchant et tellement vrai, j'ai la joie d'accueillir chez moi 2 podencos espagnols, je t'invite à voir mon blog si tu ne le connais pas;<br />
A bientôt peut-être,<br />
Martine et ses espagnols<br />
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