Pris en photo par des voisins ravis de ce tableau champêtre original, il avait même eu droit aux honneurs de la presse, vendredi, dans l'édition de Tulle de La Montagne. Un article qui a eu valeur d'avis de décès, puisque lundi matin, deux gardes de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage sont venus abattre l'animal.
Je culpabilise
« Je suis indigné et très en colère », s'est plaint Jean Lauth, un proche voisin, « c'est moi qui ai pris la photo et je culpabilise. Mais tout le monde venait voir cette originalité. Si j'avais été là, j'aurai apostrophé les gardes. Pourquoi tuer ce sanglier sous prétexte que c'est une anomalie ? »
Du côté de l'Office de la chasse, le chef de brigade Jean-Claude Pomiès dit comprendre l'aspect sentimental de l'affaire, mais affirme avoir agi sous le coup d'un arrêté permanent du préfet. « C'est un problème de pollution génétique dans la nature », explique-t-il, « cette femelle de 35 kg était un cochon chinois coupé de sanglier. Certainement un animal d'élevage que quelqu'un avait lâché. Elle pouvait être saillie et donner d'autres produits complètement hybrides qui nous inondent déjà. On ne peut pas faire n'importe quoi dans la nature. De plus, en devenant familiers, ces animaux posent des problèmes de sécurité, notamment pour la circulation routière ». Et le fonctionnaire de conclure sans détour : « Tous les animaux sauvages qui ont un comportement familier avec l'homme doivent être abattus ».