Elle exploite un brevet Inra-INPL qui lui permet de récolter par les racines des molécules difficiles à obtenir autrement, tout en préservant la plante. | ||
| A l’origine, le Laboratoire Agronomie et Environnement (LAE) commun à l’Inra et l’INPL, développe un procédé de production de métabolites secondaires végétaux à partir de plantes en culture hors-sol. Il s’agit d’un procédé simple à mettre en œuvre et peu coûteux, imaginé comme une alternative à la production cellulaire in vitro. Les plantes cultivées, en milieu liquide non stérile, sont soumises à des stimulations physiques, chimiques ou biologiques afin de produire des molécules bioactives. Ces molécules sécrétées et exsudées par les racines sont ensuite récupérées par des méthodes classiques de purification. Ce procédé s’applique plutôt à la production de principes actifs de végétaux rares et dont la synthèse chimique est difficile, voire impossible. La traite des plantes permet une production respectueuse de la biodiversité. La plante fournit souvent en une seule traite autant de molécules qu’en la détruisant, et l’opération peut être renouvelée à volonté. Validé sur Datura innoxia qui secrète des alcaloïdes tropaniques d’intérêt pharmaceutique, le procédé a également permis de produire du taxol (substance anticancéreuse) à partir d’if, des furocoumarines (utilisées dans le traitement du psoriasis et de certains cancers) à partir de la plante méditerranéenne Ruta graveolens, de la shikonine (colorant cosmétique) à partir de la plante chinoise Lithospermum erythrorhizon ou encore des flavonoïdes grâce au persil. L’invention est brevetée en France dès 1999 et des extensions sont demandées dans les principaux pays développés : Europe (2004), Australie et Nouvelle Zélande (2005), Etats-Unis d’Amérique, Canada, et Japon (en cours d’examen).
Rapidement, le projet accumule les prix :
La société PAT SAS se positionne sur le marché des molécules ou extraits de plantes destinés au secteur de la pharmacie et de la cosmétique. Si le procédé général PAT a fait ses preuves, chaque plante demande une mise au point particulière. La société propose aux industriels des contrats de recherche pour mettre au point cette technologie sur de nouvelles plantes. La société est actuellement hébergée dans les locaux de l'INRA-INPL*, selon les modalités prévues par la loi sur l'innovation ; elle bénéficie de son appui pour les recherches à effectuer. Elle accorde dans certains cas des sous licences de productions aux clients désireux d’intégrer la technologie en interne. A plus long terme la société Plant Advanced Technologies SAS envisage de développer d’autres technologies innovantes pour la production de molécules végétales à forte valeur ajoutée. Actuellement PAT SAS est soutenue par l’incubateur lorrain. Reste à passer du stade pilote au stade industriel pour un décollage programmé dans les trois ans à venir. Contact :Jean-Paul FEVRE Plant Advanced Technologies 24-30 Rue Lionnois 54000 NANCY Tél. : 03 83 68 52 70 Fax : 08 25 14 21 54 contact@patsas.com www.patsas.com Contacts scientifiques :Frédéric Bourgaud - 03 83 59 58 37 - Frederic.Bourgaud@ensaia.inpl-nancy.fr Eric Gontier - 03 83 59 57 81 – eric.gontier@u-picardie.fr Eric Gontier vient de prendre de nouvelles fonctions de professeur à la faculté des sciences d’Amiens, tout en continuant de participer très activement aux projets de PAT-SAS (il est associé fondateur et développera certains aspects de la recherche PAT-SAS sur Amiens) * UMR Agronomie et environnement LAE (INRA-INPL/ENSAIA) INPL-ENSAIA 2 avenue de la Forêt de Haye BP 172 54505 VANDOEUVRE-LÈS-NANCY CEDEX |