Les droits des animaux ne sont toujours que des bribes de protection qui ne s’écartent pas de la vision traditionnelle et anthropocentriste du monde.
La souffrance des animaux et les mauvais traitements qui leur sont infligés ne sont pas sérieusement réprimés.
L’animal est toujours considéré comme un objet au service de l’homme et dépourvu d’un droit propre à une existence paisible.
La société, en ce compris notre société aux valeurs humanistes, considère cette exploitation comme normale. Elle considère comme inévitable que l’animal souffre au service de l’homme, comme inévitable qu’il périsse au service de l’homme, que rien ne soit imposé à l’homme comme contrainte dans ses rapports avec les animaux, ou si peu, et toujours avec une vision anthropocentrique de ces relations.
Même les cas de mauvais traitements et de tortures gratuites des animaux ne sont pas réprimés ou ne le sont que de manière anecdotique.
Le respect de la vie, notion si présente dans les morales et religions traditionnelles, est une notion inexistante ou marginale en ce qui concerne les animaux.
Cette même indifférence existait encore voici deux siècles pour les cas d’exploitation de l’homme par l’homme. L’esclavage, l’apartheid, les discriminations sexuelles, étaient aussi coutumiers et ancrés dans les mœurs voici deux siècles, voire quelques décennies encore, que le reste l’absence de respect de la vie des animaux aujourd’hui.
Tant qu’il ne sera pas admis que, comme race dominante sur terre, il appartient à l’homme de veiller au bonheur de ses autres occupants, l’homme restera dans la barbarie. Aucune sagesse n’existe qui ne se préoccupe que de sa propre cause.
L’individu qui tue ou fait souffrir des animaux, a fortiori pour le plaisir, n’est pas digne de son appartenance à l’humanité. Mais là n’est pas le propos :
TOUT ANIMAL A LE DROIT AU BONHEUR ET A UNE VIE PAISIBLE. TOUTE ATTEINTE INJUSTIFIEE A SON INTEGRITE PHYSIQUE OU MORALE DOIT ÊTRE REPRIMEE SEVEREMENT. TOUTE VIE VAUT UNE VIE.
Les contraintes de la vie humaine. Les nécessités pour l’homme de se nourrir ou de se faire assister dans ses tâches ne diminuent pas la nécessité de faire en sorte que tout soit fait pour diminuer l’impact négatif de ces besoins sur les animaux.
Dans un premier temps, toute atteinte gratuite au confort et à l’intégrité physique ou morale d’un animal, domestique ou non, doit être réprimée. Elle doit l’être d’autant plus sévèrement qu’elle n’est pas justifiée.
Constitue une circonstance aggravante le fait que l’animal concerné assiste l’homme dans ses tâches, ou est destiné par l’homme à ses besoins ou ceux de la communauté humaine, de quelque nature qu’ils soient. Constitue également une circonstance aggravante le fait qu’il soit porté atteinte à l’animal par l’homme à qui il a accordé sa confiance.
L’animal dont la vie est consacrée à la domesticité ou au service de la communauté humaine doit en effet voir son confort de vie renforcé en raison de ce sacrifice ou de cet acte de confiance.
Ces principes doivent être énoncés dans la constitution et traduits dans la loi pénale!