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Ils abandonnent leur chien à la mort

mercredi 17.06.2009, 14:00

Crever comme un chien. Un vieil adage qui a pris toute sa dimension mardi au tribunal correctionnel de Saint-Omer.

Quelques mots significatifs pour dénoncer l'horreur de ce qu'une chienne d'un an a subi, prononcés par la voix de l'avocate de la partie civile, la SPA, le procureur ou la présidente.


« Dégueulasse, honteux, horrible, monstrueux, sordide. »
Face à eux, un couple composé de Karine Pecqueur, épouse Longuemart, 34 ans et son époux Nicolas, 37 ans. Le 14 février, un cadavre de chien est découvert rue de la Vlotte à Eperlecques dans l'ancien domicile du couple, mort de faim.
Le couple habite dans cette maison depuis juin 2007. « Après le décès de mon beau-père, propriétaire de la maison, en mars  2008, nous sommes restés encore environ huit mois.
Du fait de problèmes de voisinage, d'un manque de revenus et de chauffage, nous avons décidé d'aller vivre chez mon beau-frère à Longuenesse
 », explique le mari.
Le couple bourlingue à droite à gauche avant de se fixer à Audruicq chez la soeur de Karine.
En contrepartie, le couple s'occupe de ses deux enfants. Dans leur périple, ils oublient leur chienne de dix mois, un croisé de Beauceron Rottweiller et berger Allemand.
A leur départ, le 21 décembre 2008 de leur maison d'Eperlecques, ils laissent leur chien.
 Ma femme allait la nourrir et lui donner à boire. Ensuite les visites se sont espacées et au fur à mesure, ma femme a fini par ne plus y aller. »

- «  Pourquoi avez-vous arrêté d'aller nourrir votre chienne à partir de fin janvier 2009 ? »

- « Je n'avais plus d'argent pour payer le train ! Ni mon mari, ni moi n'avons le permis de conduire et nous n'avons pas beaucoup de ressources. »

- « La dernière fois que vous y êtes allée, qu'avez-vous fait ? »

- « J'y suis allée un dimanche après-midi fin janvier, explique la prévenue sans se souvenir de la date exacte. Je lui ai mis une gamelle de croquettes, des brioches et deux bols d'eau. » Puis après, elle n'y est plus allée.

- « On n'a prévenu personne pour aller nourrir le chien. Cela ne nous est pas venu à l'esprit », déclare le prévenu.

C'est par texto, qu'elle apprend que le chien est mort.

 Cela m'a fait mal mais je m'y attendais car je n'y étais pas allée depuis un moment  ».

Repentante,
 je me doutais qu'elle était morte de faim. Je me la suis imaginée dans la tête et je n'ai pas eu la force d'y aller. J'avais déjà perdu un chien que j'avais dû enterrer moi-même. »

- « Pourquoi, interrogent les magistrats, n'avoir pas essayé de trouver une solution pour elle ? » «  Mon mari me disait de la donner à la SPA. Mais je n'ai pas voulu car j'ai su qu'au bout de huit jours, ils piquaient les chiens s'ils n'étaient pas adoptés ».
Comme une gosse, elle l'a pris sachant qu'elle n'avait pas les moyens de s'en occuper.
Elle reconnaît ne pas avoir réfléchi à savoir si elle pouvait s'en occuper.
 J'ai craqué en la voyant toute petite ! » Elle reconnaît l'avoir laissée volontairement mourir.

Quant au mari, il se retranche derrière une autre version toute aussi sordide.

 Nous ne pouvions plus rentrer chez nous, rue de la Vlotte, puisque les serrures avaient été changées. Depuis la mort du beau-père, c'est la brouille dans la famille. Le chien est resté dans la maison, on pensait que la famille allait le nourrir car elle avait les clés. Mais cela ne s'est pas produit ! », semble-t-il déplorer.
Il se retranche aussi derrière de nombreux problèmes financiers et il reconnaît que le chien était devenu « accessoire » tout en indiquant pour se donner bonne conscience qu'il avait eu un chien pendant onze ans et demi qui est mort de vieillesse.

L'avocate de la SPA tient un langage très clair et très incisif en qualifiant ces gens d'inhumains car de nombreuses possibilités pour ce chien étaient envisageables pour lui trouver une nouvelle famille d'accueil.
Le procureur de la République, quant à lui, ne mâche pas ses mots face à ces gens qu'il considère comme des tortionnaires.

Ils écopent de trois mois de prison avec sursis, l'obligation d'indemniser la SPA à hauteur de 1 500 euros et l'interdiction de détenir désormais un animal.

http://www.nordlittoral.fr/actualite/Faits_divers/Tribunal/article_1062160.shtml
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S
c'est une horreur que de telles personnes puissent exister et surtout avoir pu avoir un animal cela me rend malade de penser a la souffrance de ce pauvre petit chien...comment des etres humains peuvent ils reagir ainsi (des anormaux a qui ont devrait reserver le meme sort!!!!!)
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¤
brrr et dire qu'il y en a à la pelle des cas comme ça... les gens qui déménagent et laissent le chien enfermé, au milieu des vieux meubles trop encombrants.... :(
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