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Hypersensibilité - Hyperactivité - Chez Le Chien



 
       

il y a peude chiens hyperactifs ..

il y a des chiens qui sont speed, joueurs, à ne pas confondre avec des chiens hyperactifs ...

voilà les symptômes :

"Ils ne tiennent effectivement pas en place, sont infatigables.
Lorsqu'ils jouent, ils s'excitent très vite et jouer avec eux devient très rapidement impossible.
Ils ne contrôlent pas leur mâchoire parce qu'ils n'ont pas acquis ce que l'on appelle "la morsure inhibée". D'où les trous dans les vêtements, voire les morsures.
Si les maîtres veulent les sanctionner, ils montrent les crocs.
Seules les morsures de chiens de grande taille peuvent cependant être très douloureuses.
Les propriétaires peuvent alors considérer leurs animaux comme dangereux. Toute tentative de dressage est un échec car les chiens sont incapables de se concentrer sur une tâche.
Certains chiens peuvent aussi avoir des troubles du sommeil : en pleine nuit, ils décident de jouer et apportent leur balle.
Leur déficit en sommeil peut aller de 30% à 50%. Le jour ils dorment peu. Ils sont hypervigilants.
Une autre particularité est qu'ils ont un seuil de réactivité sensorielle extrêmement bas et qu'ils réagissent donc au moindre stimulus, qu'il soit visuel, sonore ou tactile.
Ainsi, dans la rue, ils courent après tout ce qui bouge : les oiseaux, les feuilles, les joggers.... Ils réagissent au bruit de la sonnette ou de l'interphone.
Dans ces conditions, recevoir des amis n'est pas facile. Les gens en mouvement stimulent le chien.
 Et si on l'enferme dans une autre pièce, c'est pire car il gratte à la porte et aboie.
Sur le plan alimentaire, c'est un animal qui mange très vite, tellement vite parfois qu'il vomit puis remange.
Il est insatiable, voleur de nourriture et ne se gêne pas pour sauter sur la table et se servir, même s'il est de petite taille.
Des épisodes de malpropreté sont parfois rapportés : comme un rien le stimule, le moindre bruit peut l'arrêter alors qu'il s'apprête à uriner ou à déféquer.
Il peut alors attendre d'être de retour à la maison pour se soulager car il se retrouve dans un milieu peu stimulant.
Beaucoup plus rarement, il est noté chez certains chiens des "stéréotypies"(répétitions immotivées, automatiques et inadaptées à la situation, de mouvements et d'attitudes), comme par exemple le chien qui tourne autour de sa queue."

- "lorsqu'il joue, il s'excite" : normal, il avait l'habitude de jouer avec la meute de frères et soeurs sans qu'il y ait vraiment de "chef", à toi de mettre les holà dès que le jeu devient trop nerveux .. dès qu'il s'énerve, c'est un "non" ferme et tu le mets dans son panier, s'il ne veut pas se calmer, tu l'isoles dans une pièce tout seul ...

- "il mordille tout ce qu'il trouve" : normal aussi, le chien découvre, il utilise beaucoup la gueule .. n'hésites pas à lui prendre un os à mâcher, lui faire comprendre qu'il a le droit de mordre ça et rien d'autres ...
S'il mord les doigts, une lègère tape sur le museau avec un "non", idem quand il mord quelque chose qu'il ne devrait pas toucher .. laisses lui des jouets à détruire éventuellement ..

- La nuit quand il est reveillé il va chercher son nounours ou une savatte et il joue avec" : normal aussi, quand ton chiot a récupéré et qu'il se réveille, il s'ennuie donc il faut bien qu'il s'occupe ...
Essaie de le tenir éveiller et de bien le fatiguer jusqu'à ce que vous alliez vous coucher, il fera ses nuits en fonction des vôtres

- Il mange tres vite (mais il ne demande pas plus que ce qu'on lui donne) et apres il reste sage : normal aussi : il mangeait en meute avec ses frères et soeurs donc c'est au plus rapide ...
S'il trainait pour manger, il n'y avait plus rien dans la gamelle et donc il a bien compris qu'il fallait se dépécher s'il voulait manger .. dans un premier temps, ne joue pas trop avec sa gamelle, laisses là lui, il comprendra vite que plus personne ne va lui piquer sa bouffe et il prendra ensuite son temps pour manger ..

- Il tourne autour de sa queue : vérifie qu'il a reçu son vermifuge ...
Cependant, un chien peut jouer avec sa queue, c'est pas grave tant que cela ne devient pas obsessionnel ...

En général ce type de chien n'a pas la capacité de cesser un comportement . en revenant sur l'étape "gamelle" , un chien hyperactif a tendance à manger trop ce même jusqu'à régurgitation - on nomme cela hyperphagie -
ces chiens posent de gros problèmes - hyperphagie , morsures , dégats , absence de sommeil ,énorme difficulté dans l'apprentissage ...
Le suivi d'un véto comportementaliste est nécessaire

Exemple:
en ce qui concerne un  chiot , à 9 semaines le contrôle de la morsure n'est peut-être tout simplement pas encore acquis .
Cela peut arriver s'il n'est pas rester assez longtemps auprès de sa mère donc pas d'inquiétude supplémentaire pour l'instant .
 - Lorsqu'il mord j'émet un espèce de petit cri et je m'éloigne de lui , il recommence le même cri.
- Ou alors j'emet un espèce de grognement
- et éventuellement je sors de la pièce en ne m'occupant absolument pas de lui .
Il recommence encore et encore je grogne et le plaque au sol .
Je rappelle ainsi le comportement de la mère et cette méthode me parait très bien pour un chiot de cet âge .
- Il mord ...
Lui faire un peu la même chose ...
Un pincement au niveau de l'oreille par exemple .
Cela marche quelquefois et puis l'attraper par le cou je suis ok
- effectivement les chiots font ainsi entre eux -

mais le secouer non - 
Car cela égale une menace de mort dans le comportement canin -
Après avoir fait cela à son compagnon le chiot cherche à le tirer vers le bas et à le faire basculer , pourquoi ne pas faire pareil ....
Une fois parterre , il arrète , on arrète ...
Il continue , on continue la pression ainsi il apprendra aussi qu'on lache prise dès que l'autre se soumet .
On peut aussi faire le même truc mais au lieu du cou on attrape par le fagnon - dessous du cou -

http://forum.aufeminin.com/forum/animaux/__f23263_animaux-Hyperactivite-du-chien.html

Joël DEHASSE
DMV, Vétérinaire Comportementaliste (diplômé des ENV), Certificat en Interventions systémiques

Introduction

Le syndrome Hypersensibilité-Hyperactivité ou HS-HA a été codifié par Patrick Pageat (1995). Il décrit de façon rigoureuse un tableau clinique que l’on voit quotidiennement, celui de chiens nerveux, hyperactifs, hypervigilants, des chiens « tornades » (Dehasse 2000), et qui entraînent pour leur environnement physique et social des nuisances considérables. Un trouble comparable est décrit en psychiatrie humaine sous le nom de Trouble Hyperactivité avec Déficit de l’Attention. Des associations de consommateurs anglo-saxonnes prétendent que ce syndrome aurait été inventé pour pouvoir vendre du méthylphénidate, médicament prescrit semble-t-il en excès pour traiter ce trouble chez des enfants.

Présentation

Nala est un croisé berger belge Grœnendael de 3 ans, acquise en SPA à l’âge d’un an. Elle est présentée parce qu’elle saute sur les gens, ce qui dérange ses propriétaires de 70 et quelques ans. Au moment de l’acquisition, elle était hyperactive, détruisait, sautait sur tout et tout le monde, saisissait le bras de sa propriétaire pour la conduire de ci de là (il en résultait des hématomes). Depuis elle semble s’être contrôlée, elle peut saisir un biscuit avec délicatesse, mais il lui reste un très mauvais contrôle de ses émotions, particulièrement de ses états d’excitation qui dégénèrent en agression avec morsures à sang, notamment quand elle eut monter sur les genoux de son propriétaire et qu’elle est repoussée ou lorsqu’il refuse de jouer avec elle, qu’il pousse la balle du pied (elle lui mord le pied).

Ce cas n’est qu’un exemple par d’autres. Il est fréquent que le propriétaires consultent pour des problèmes d’épuisement personnel. Le chien est sans arrêt en demande d’interaction, et de plus dort généralement très peu, se réveillant pour un rien, aboyant, ou circulant la nuit et demander à jouer aux petites heures du matin. Un autre tableau se présente avec des chiens malpropres qui sont en fait trop distraits par tous les stimuli de l’environnement extérieur que pour prendre le temps d’éliminer et qui dès lors éliminent à la maison, dans un environnement bien connu, apaisant. Enfin, un quatrième tableau est celui des chiens qui ne supportent pas de rester seuls à la maison sans renouveler ou plutôt détériorer toute la décoration, généralement à coups de dents. Ces chiens semblent à peu près sous contrôle des propriétaires en leur présence mais s’en donnent à cœur joie pour exprimer leur hyperactivité une fois ce contrôle disparu.

Critères de diagnostic

Ils sont intégralement repris de Pageat (1995, 1998).

  1. Absence de contrôle de la morsure chez un chien âgé de plus de 2 mois.
  2. Incapacité à arrêter une séquence après la phase consommatoire ; au contraire, réapparition d’une phase appétitive.
  3. Hypervigilance associée à la production d’une séquence comportementale en présence de stimuli continuellement présents dans l’environnement de l’animal.
  4. Absence de satiété alimentaire.
  5. Diminution globale du temps de sommeil (<8h/24h), sans altération des cycles, ni anxiété hypnagogique.

Il y a deux stades d’évolution. Le premier stade regroupe les symptômes 1 à 3, le stade deux est caractérisé par les symptômes 1 à 5.

Discussion

Le contrôle de la morsure a une base génétique, certains chiens mordant fort, d’autre non. Mais ce contrôle subit un apprentissage par interaction avec la mère ou des chiens adultes (Dehasse 1999) et les humains éducateurs et doit aboutir à un contrôle correct des mises en gueule. La motricité générale subit également ce même type d’apprentissage. Et le contrôle de soi, lisez là dessous la capacité d’inhiber une action, est fondamental dans le processus d’habituation (apprentissage par habituation), indispensable pour le maintien de l’équilibre émotionnel.

Dans un modèle multifactoriel, on recherchera les multiples causes et facteurs d’entretien du trouble : élevage à distance des humains, séparation des chiots et de la mère, présence de chiens adultes équilibrés dans le milieu de croissance, génétique des parents, méthode d’éducation et techniques de jeux, etc.

Si je parle des facteurs d’entretien, c’est que le trouble évolue rarement vers une résolution spontanée. L’hypervigilance et le manque d’habituation facilitent les états anxieux. L’hyperactivité et le mordant facilitent les troubles avec agression et la dangerosité. La victoire de conflits et l’obtention de privilèges favorise les troubles de la hiérarchie. C’est dire qu’après quelques mois, une fois le chien pubère ou adulte, on se retrouve avec une situation dans laquelle s’entremêlent des éléments de différents troubles.

Traitement

Comme tout comportement est assujetti à une neuromédiation et une neuromodulation, il est élégant de prescrire un médicament qui réduira l’hyperactivité, l’hypervigilance, l’hyposomnie, et redonnera au chien un meilleur contrôle de ses mouvements et morsures. Ces médicaments existent et appartiennent à différentes familles de psychotropes. Les tentatives de traiter les chiens au méthylphénidate, comme les enfants hyperactifs, sont sans succès (Dehasse 2000). La sélégiline à 0,5 mg/kg est un premier choix, surtout chez les chiens jeunes. L’utilisation de modulateurs sérotoninergiques comme la fluvoxamine ( de 1 à 3 mg/kg 2 x/j en doses croissantes) et la fluoxetine (de 1 à 4 mg/kg/j en doses croissantes) est à réserver pour les cas sérieux et les chiens plus âgés. D’autres psychotropes sérotoninergiques se sont révélés inefficaces, c’est le cas de la sertraline (Dehasse 2000).

Médicamenter est une chose, mais c’est insuffisant. Il faut donner du contrôle au chien dans les interactions quotidiennes et particulièrement dans le jeu. Tous les jeux qui augmentent l’excitation, l’hyperactivité et le mordant doivent être réduits au profit des jeux qui permettent une meilleure régulation, comme le rapport avec lâcher d’objet (balle) qui force à l’ouverture de la gueule (plutôt que les jeux de traction sur corde qui renforcent le mordant). Des activités épuisantes ont été recommandées par certains auteurs mais elles ne donnent des effets qu’à court terme ; en effet le chien est entraîné comme un athlète à avoir une meilleure condition physique et à résister à l’effort de plus en plus longtemps.

Enfin, il faut donner au chien hyperactif un cadre de vie sociale très organisée pour éviter les dérapages hiérarchiques et anxieux

http://users.skynet.be/fa242124/a-francais/hyperactivite.html


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