Bush parti, il fallait bien quelqu’un pour incarner l’intransigeance, sinon l’aveuglement diplomatique, propre à l’ancienne administration américaine. Obama aurait pu s’enfermer dans ce rôle là. Sur l’Iran, il s’en est fallu de peu.« souveraineté » iranienne et s'est interdit de se prononcer sur l'existence d'une fraude généralisée.
C’est donc la France qui a tenu ce rôle-là. Sarkozy dénonçant, dans un premier temps, la fraude électorale et une réaction « brutale » et « totalement disproportionnée » du pouvoir iranien. Puis Kouchner, réaffirmant la position très critique de la France vis à vis du pouvoir iranien : « Oui nous pensons que l'ampleur de la réaction populaire (...) et de la répression contre ses manifestations est telle que quelque chose s'est passé, nous en sommes convaincus », a –t-il souligné sur RTL. D'après le ministre des Affaires étrangères, même « certains ayatollahs dénoncent les résultats et ne veulent pas [les] reconnaître. Nous voulons que le peuple iranien parle, il est en train de s'exprimer ».
La France expose ainsi clairement son refus de légitimer le régime iranien. Ce faisant, elle se prive de toute possibilité de dialogue futur : les autorités iraniennes ne manqueront pas de lui faire payer son arrogance en temps utiles. Déjà lundi, des manifestants pro-Ahmadinejad ont pu s'approcher du bâtiment de l'ambassade à Téhéran en criant des slogans hostiles à la France, sans être inquiétés par la police iranienne. Fmais finalement le président américain a préféré la politique de la main ferme mais tendue, faisant preuve d'une extrême prudence — d'ailleurs dénoncée par les républicains américains. Pour ne pas être accusé d'ingérence dans les affaires de la République islamique, il a souligné son respect de la