Voici une petite fiction qui circule sur le net *...C'est un peu
long à lire mais ce sera la réalité de demain si les gens ne
réagissent pas...tout avance très vite!!! et ce gouvernement
avance justement très vite sans "aucune morale" et avec un tel
mépris pour le quotidien de la plupart des français...cette
politique est très grave et risque d'avoir de lourdes conséquences
pour la plupart des familles...ne vous sentez JAMAIS non concernés ..
éteignez les infos de la télé et lisez la vraie presse avec les
bons journalistes qui se font rares puisque la plupart des médias
sont dirigés par les amis de notre cher Président...
à vous de juger par vous-mêmes après tout pour l'avenir de nos
enfants!
A la lecture de ce texte ne broyez pas trop de noir...gardez-en
pour plus tard!
*Fiction ou triste réalité?*
La journée d'Enzo - 3 septembre 2012
Enzo est assis à sa place, parmi ses 42 camarades de CP. Il porte
la vieille blouse de son frère, éculée, tachée, un peu grande.
Celle de Jean, au premier rang, est toute neuve et porte le logo
d'une grande marque automobile.
La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la
classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame
en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congé maternité.
Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est
partie en congé. La vieille dame de 69 ans est là depuis lundi,
elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que
l'intérimaire avant elle qui a été embauchée par l' ANPE. Il
criait fort et puis il expliquait mal.
Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais
pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il
doit connaître toutes les dates des croisades. On l'a mis sur la
liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première
évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans
doute aussi aux vacances....
Avant, il y avait des maîtres et des maîtresses spécialisés qui
venaient aider les élèves à l'école, pendant le temps de la
classe, on les appelait les maîtres du RASED, mais aujourd'hui ils
ont disparu.
Hier, Enzo avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le
soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la
cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau
avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.
Enzo a commencé l'école l'an dernier, à 6 ans. L'école maternelle
n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie
de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son
cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école privée à
3 ans, mais ses parents ont dû payer.
La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus; il faut se
débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de
personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs
quarante à cinquante élèves chacun comme une garderie. L'école
privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont
accès…
Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide.
Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du
jour où le directeur de l'école (un gendarme en retraite choisi
par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves
(logiciel de l'Education Nationale). Il ne reviendra jamais. Il
paraît qu'il n'avait pas de papiers... Alors Enzo fait très
attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans
le sac de sa maman et dans celui de son frère.
Le copain d'Enzo, Antoine, lui non plus n'est plus là. Il avait
besoin de quelqu'un pour l'aider à travailler et apprendre car il
est handicapé et qu'il ne voyait pas bien le tableau.. Mais Julie,
son AVS (auxiliaire de vie scolaire) n'est plus là pour l'aider;
on n'avait plus de sous pour la payer et on l'a renvoyée. Alors
Antoine reste chez lui.
L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école.. Il
devra se lever plus tôt et rentrer plus tard car l'EPEP
(établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son
école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour
économiser un poste d'enseignant. Ils seront 45 par classe. Que
des garçons.
Les filles sont dans une autre école.
Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de
maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse
dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Monsieur Luc
remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève.
Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café,
car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac
+ 5, servir des bières le soir et faire la classe la journée,
c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo,
elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.
Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale,
avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et
les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage
scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués
pour le soutien...
Enzo se demande pourquoi il est là....
**Cette projection est basée sur les textes actuels, les
expérimentations en cours et les annonces du gouvernement trouvées
sur le net **
Si vous ne voulez pas que vos enfants, petits-enfants, neveux,
nièces, petits voisins, ..., deviennent des copains de classe de
ce petit Enzo.
Ilfaut que tout le monde prenne conscience que c'est ce qui les
attend à plus ou moins court terme !
Il faut que le ministère arrête de détruire l'Education Nationale !!!
Merci pour eux