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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 14:34

Paru le 11 décembre 2013


Une association de protection des animaux dénonce le traitement réservé aux animaux de laboratoire dans la prestigieuse université britannique.

Des rongeurs ont été maltraités et décapités dans les laboratoires de de l'Imperial College de Londres.

 

C'est le constat dressé par la British Union for the Abolition of Vivisection (BUAV) qui, vidéo à l'appui, montre que les animaux utilisés pour les expériences sont maltraités.

 

Une enquête secrète confirme des allégations et montre «une souffrance affligeante» chez les rats et souris.


Les images font en effet froid dans le dos: on y voit des rats décapités avec une guillotine ou encore des souris dont le cou est brisé à la fin des expériences, note «Maxi Sciences».

 

Le fim a été obtenu en infiltrant les laboratoires pointés du doigt.


«L'Imperial College est internationalement reconnu comme l'un des meilleurs instituts de recherche au monde et il est important que l'université respecte les normes et le bien-être animal», écrit le BUAV dans son rapport qui constitue un «acte d'accusation dévastateur».

 

De son côté, l'Imperial College a déclaré qu'il acceptait les conclusions du rapport et qu'il appliquerait «au plus vite» les recommandations du BUAV.

 

ATTENTION CES IMAGES PEUVENT HEURTER LA SENSIBILITE DES PERSONNES LES PLUS FRAGILES.

 

http://www.20min.ch/ro/news/science/story/Des-rongeurs--guillotin-s--dans-des-labos-anglais-13514188

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:19

 

Maurice : l'élevage de singes rapporte 15 millions d'euros

 


Maurice est le 2ème pays exportateur après la Chine de macaques. Ils sont utilisés pour des expérimentations de toutes sortes dans les laboratoires européens et américains à des fins de recherche biomédicale.

 
Les macaques représentent une importante source de devises étrangères pour Maurice, deuxième pays exportateur au monde de ces animaux qui servent de cobayes dans des laboratoires en Europe et aux Etats-Unis.
 
En 2012, l’exportation de ces primates a rapporté à l’île sœur au moins Rs 610 millions, soit l’équivalent de 15,250 millions d’euros, contre Rs 609 millions en 2011 (15,225 millions d’euros), une filière florissante à l’origine de la création de quelque 2 000 emplois.
 
"L’utilisation des singes mauriciens dans la recherche est primordiale et indispensable dans l’avancement des recherches médicales afin de lutter contre les maladies", explique l’expert britannique Paul Honess, membre de l’International Primate Society for Service to the Society.
 
Alors que l’élevage des singes à des fins expérimentales est vu d’un mauvais œil par les défenseurs des droits des animaux, qui dénoncent des cas de tortures et de maltraitances, le chercheur britannique a vivement démenti de telles accusations.
 
"Les singes ne sont, en aucun cas, victime de maltraitance. La CBA a des vétérinaires qui travaillent d’arrache-pied 7 heures sur 24 afin d’assurer le bien-être des macaques", rétorque Paul Honess, en marge d’une conférence de presse donnée à Port-Louis, mercredi dernier, sous la thématique « l’expérimentation médicale sur les primates ».


A l’invitation de la Cyno Breeders Association (CBA), le Dr Honess s’est rendu à Maurice pour mettre en lumière les recherches médicales ayant été faites grâce aux singes mauriciens, dont la mise au point de différents vaccins pour prévenir le diabète, la tuberculose, le virus du Sida, le chikungunya ou les maladies cardiovasculaires, rapporte le quotidien local Le Mauricien.
 


Encouragées par ces importantes recettes d’exportation, les autorités mauriciennes préparent actuellement un projet de loi intitulé Pre-Clinical Research Bill, autorisant l’île de se lancer dans l’élevage industriel des macaques. Un texte qui lui permettra surtout de détrôner la Chine, premier pays exportateur de ces animaux.
Publié : jeudi 3 octobre 2013

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 16:27
Et si les animaux avaient finalement une conscience ?

SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

 

Des neuroscientifiques ont fait une révélation des plus bouleversantes: les animaux auraient bel et bien une conscience, semblable à celle de l’être humain.

 

En effet, dans un manifeste -la Déclaration de Cambridge- signé par un groupe international de scientifiques, l’existence de la conscience de tous les mammifères, oiseaux et autres créatures est reconnue.


Lors d’un dîner, en présence de l'éminent physicien Stephen Hawking, les neuroscientifiques du monde entier ont signé une pétition signalant que tous les mammifères, oiseaux et autres créatures, comme le calamar, ont une conscience.

 

Une telle découverte, si elle venait à être accréditée par le plus grand nombre, devrait avoir un impact sur la société et sur le rapport entre l’homme et l’animal.

 

Une vérité qui dérange

Philip Low, neuroscientifique canadien, explique: «Nous savons que tous les animaux, tous les oiseaux et beaucoup d’autres créatures, comme le poulpe, disposent des structures nerveuses qui produisent la conscience. Ce qui signifie que ces animaux souffrent.C’est une vérité qui dérange: il était toujours facile de dire que les animaux n’ont pas de conscience. Maintenant nous avons un groupe de neuroscientifiques réputés qui étudient le phénomène de la conscience, le comportement animal, le réseau neuronal, l’anatomie et la génétique du cerveau. On ne peut plus dire qu’on ne le savait pas.»

 

Il ajoute : «Nous pouvons dire que la capacité à ressentir de la douleur et du plaisir chez les animaux et les êtres humains est très similaire.»


Si pendant des milliers d’années, l’humain a cru et imposé sa supériorité, la Déclaration de Cambridge sera peut-être le début d’une nouvelle ère et d’un changement d’attitude, que ce soit par rapport aux expérimentations animales ou encore à la consommation de viande, entre autres.


18 juin 2013

http://www.newsring.fr/societe/773-faut-il-considerer-les-animaux-comme-nos-egaux/59267-et-si-les-animaux-avaient-finalement-une-conscience

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 11:44

 

Pig 26 a été conçu pour résister à la peste porcine africaine.
Pig 26 a été conçu pour résister à la peste porcine africaine.
©Norman Russell / The Roslin Institute

La recherche sur les animaux génétiquement modifiés avance.

 

Le Roslin Institute, le laboratoire écossais qui a donné naissance à la brebis clonée Dolly, il y a 17 ans, a présenté en avril un cochon résistant à la peste porcine africaine, une maladie responsable de la mort de 300 000 porcs destinés à la consommation en Europe de l'Est et en Russie en 2011.

Il s'appelle Pig 26, il a bientôt un an et il n'aura jamais la peste porcine.

 

Ce cochon est le fruit de recherches très poussées au Roslin Institute d'Edimbourg.

 

Les chercheurs ont en effet utilisé une technique toute nouvelle pour modifier son génome.


Ils ont directement changé une petite partie d'un gène déjà existant pour qu'il ressemble à celui des phacochères, qui sont naturellement résistants à la maladie.


Reste à savoir si Pig 26 pourra transmettre à sa descendance cette nouvelle faculté et s'il ne représentera pas de danger pour la santé et l'environnement.

 

Pig 26 n'est pas le seul animal à faire l'objet de recherches.

 

Les Ecossais travaillent également à un poulet résistant à la grippe aviaire.

 

En Nouvelle-Zélande, une vache produit du lait qui ne donnera jamais d'allergie.

 

Aux Etats-Unis, un saumon qui grandit deux fois plus vite pourrait même recevoir prochainement l'autorisation de mise sur le marché.

Par RFI publié le : samedi 04 mai 2013

http://www.rfi.fr/science/20130503-pig-26-premier-cochon-genetiquement-modifie-resister-peste-porcine-africaine

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 15:04

 

 

ogms

 Les Amis de la Terre ont été informés des dernières décisions de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (l’AESA ou EFSA en anglais) par un communiqué de Gene Watch Royaume-Uni.

 

Lors de sa dernière réunion à Parme (Italie), l’AESA a adopté les orientations pour l’évaluation des risques environnementaux liés aux animaux GM.

 

Sont concernés – pour l’instant – les poissons, les insectes, les oiseaux et les mammifères de fermes ou domestiques.


Pour Madame Wallace, directrice de Gene Watch Royaume-Uni : « En adoptant ces règles, l’AESA ouvre la voie à la production commerciale de poissons et d’insectes GM, d’animaux de fermes GM comme les cochons et les vaches, que nous retrouverons dans nos champs, nos rivières, nos mers et dans les airs ».


Alors que la bataille fait rage aux Etats-Unis autour du saumon GM de la compagnie AquaBounty, l’AESA déblaie déjà le terrain pour son introduction en Europe !

 

Une fois de plus, la Commission européenne se sert de l’AESA pour éviter d’avoir à légiférer et mettre en place un cadre légal strict.

 

Elle préfère demander à l’AESA de soumettre des… recommandations.

 

Pourtant, et ce n’est pas nouveau, de graves doutes sur les conflits d’intérêts au sein de l’AESA sont soulevés. Gene Watch a déposé une plainte contre l’AESA – actuellement examinée par l’Ombudsman européen – qui porte sur les conflits d’intérêts du Groupe de travail sur les insectes GM.


Ce Groupe comprend un chercheur de l’Université d’Oxford, qui est financé par le Conseil de recherches scientifiques sur la biologie et les biotechnologies du Royaume-Uni dans le but de travailler avec la compagnie Oxitec sur la mise au pont d’insectes GM.

 

L’Université d’Oxford est un des investisseurs d’Oxitec et pourrait donc profiter de la dissémination commerciale des insectes GM, si celle-ci était autorisée.

 

Quatre autres membres du Groupe de travail ont ou ont eu des liens avec Oxitec et ont travaillé sur des projets communs ou co-signé des articles.

 

Deux autres membres de ce groupe travaillent pour le programme de l’Agence internationale de l’énergie atomique sur l’utilisation d’insectes GM.


La firme britannique Oxitec a déjà fait parler d’elle avec ses essais de moustiques transgéniques dans les Iles Caïman et en Malaisie et dernièrement avec des lâchers à grande échelle au Brésil, avec le soutien des autorités de ce pays.

 

Cette même firme travaille sur des papillons et mouches génétiquement modifiés.

 

Avec ce nouveau règlement européen, ce sont des milliards de chenilles et d’œufs de papillons et insectes génétiquement modifiés qui pourraient se retrouver dans les fruits et légumes.

 

Oxitec cherche actuellement des partenaires pour commercialiser des mouches de l’olive, des mouches des fruits (aussi appelées mouche du vinaigre), des thrips de la tomate, des mouches blanches du chou, tous ces insectes ayant été modifiés génétiquement.


D’autre part, cette semaine le Roslin Institute d’Edimbourg annonçait la mise au point de cochons GM censés être résistants à des maladies. L’institut Roslin travaille aussi sur des poulets GM.


Pour Christian Berdot des Amis de la Terre : « L’agriculture intensive est dans une impasse que les compagnies de biotechnologies essayent de prolonger, mais à quel prix ? Combien de milliers d’insectes GM vont se retrouver dans la nature et se multiplier ? Quelles seront les conséquences pour l’ensemble des écosystèmes touchés et pour la santé ? Personne ne le sait. Mais les enjeux financiers et industriels sont importants. Au lieu d’agir dans l’intérêt général, la Commission européenne favorise les intérêts à très court terme de quelques firmes. »


http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article1010


Communiqué de presse des Amis de la Terre

Montreuil, le 22 avril 2013

http://www.wikistrike.com/article-l-europe-s-apprete-a-ouvrir-la-porte-aux-animaux-et-insectes-genetiquement-modifies-117327390.html

 


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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 14:47

A côté, les tortues ninjas, l’homme araignée et le lapin-garou n’ont qu’à bien se tenir…

 

En jouant à la dînette avec les gènes et les espèces, les chercheurs du monde entier nous concoctent un joli cocktail d’anim’OGM.

 

Petit bestiaire non exhaustif…


Enviropig : le cochon aux gènes de souris 

Il porte le nom alléchant d’Enviropig.

 

Depuis 1995 les chercheurs de l’université de Guelph (Canada) travaillent à la création de ce cochon écolo.

 

C’est que nos amis les porcs sont de gros pollueurs.

 

Leurs déjections génèrent des phosphates qui asphyxient les cours d’eau et causent de véritables invasions d’algues vertes.

 

Pour remédier à ce fléau, les chercheurs canadiens ont eu l’idée d’une recette des plus appétissantes.

 

En laboratoire, ils ont procédé à une manipulation impliquant la bactérie E-colie et du matériel génétique issu d’un gène de souris.

 

En deux coups de baguette magique, vous obtenez un cochon dont les excréments sont bien moins polluants.

 

Voilà qui aurait pu devenir le premier animal-GM destiné à la consommation humaine autorisé au monde.

 

Mais faute d’avoir obtenu le feu vert des autorités sanitaires pour commercialiser Enviropig au Canada et aux Etats-Unis, l’Ontario Pork, qui regroupe les éleveurs porcins de l’Ontario a renoncé en avril 2012 à financer le projet.

 

Mais, cochon qui s’en dédit, les chercheurs n’ont pas dit leur dernier mot. Ils ont pris soin de congeler la semence d’Enviropig pour reprendre leur recherche le cas échéant.


Frankenfish : le saumon bodybuildé

Question génétique, les chercheurs ont de la suite dans les idées.

 

Et s’il faut pour l’instant faire une croix sur les travers de porc-GM, on pourra peut-être bientôt se rabattre sur les sushis au Frankenfish. Kesako?

 

Non il ne s’agit pas du dernier film de Tim Burton, mais bien du prototype dernier cri de la société AquaBounty Technologies.

 

Un saumon atlantique tout droit sorti des laboratoires qui grandit deux fois plus vite que ses congénères, et ce grâce à l’introduction d’un gène de saumon du pacifique.

 

En décembre dernier, l’administration sanitaire américaine a estimé que Frankenfish ne présentait aucun risque pour l’environnement.

 

A l’issue d’une procédure de consultation publique qui doit s’achever à la fin du mois, Frankenfish pourrait bien devenir le premier animal-GM à se retrouver dans nos assiettes.

 

Pour ceux qui n’aiment pas le saumon, le modèle terminator existe aussi en version truite, à voir ici. 


TK3 : le poisson – lampe de chevet

Il va illuminer votre intérieur comme aucune boule à facettes ne pourrait le faire.

 

Voici TK3 : un petit poisson de 6 cm coqueluche des aquariophiles et autres agités du bocal.

 

Originaire du sud de l’Inde, ce poisson à l’origine de couleur noirâtre n’était à priori voué à briller sous les feux de la rampe.

 

Mais voici que des chercheurs de l’université de Singapour ont eu l’idée de lui greffer un gène de méduse.

 

Bingo. le voici devenu fluo.

 

De son côté depuis 2004 une compagnie américaine commercialise un poisson rouge fluorescent (GlofishMC), dont la brillance provient d’un gène de corail.

 

Alba, Un lapin vert fluo à quant à lui été présenté comme objet d’art lors d’expositions en Europe par l’artiste américain Eduardo Kac.


La chèvre aux gènes d’araignée

Voilà un certain temps que l’armée américaine s’intéresse aux araignées. Ou plutôt au fil dont elles font leur toile.

 

Dix fois plus résistant que le Kevlar, mais aussi plus solide et plus élastique qu’un fil d’acier du même poids, un tissu fait de fil d’araignée pourrait résister à une balle de fusil.

 

D’où l’idée de l’armée US d’en faire des gilets pare-balles.

 

Problème : il est impossible d’élever des araignées qui passent leur temps à se dévorer entre elles.

 

Au Canada, l’entreprise Nexia à trouver la solution.

 

Elle a eu l’idée d’introduire des gènes d’araignée dans des embryons de chèvre.

 

Résultat : des chèvres transgéniques dont le lait porte en lui la protéine du fil d’araignée…

 

 

Il y a vingt ans, le film Jurassic Park fantasmait la possibilité de ressusciter des dinosaures grâce à l’ADN de moustique.

 

Aujourd’hui certains envisagent de transformer la fiction en réalité. C’est le projet fou de Jack Horner.

 

Ce paléontologue américain, qui fut conseiller scientifique sur le tournage de Jurassic Park, entend construire un dinosaure à partir… d’un poulet.

 

Partant du principe que l’ADN du volatile est très proche de celui du dinosaure, il entend réactiver chez le poulet un certain nombre de ses caractéristiques primitives aujourd’hui disparues.

 

A savoir sa queue, ses pattes avant à trois doigts et ses dents, de façon à créer un Pouletosaure.

 

Déjà en 2006, les scientifiques Matthew Harris et John Fallon réussissaient à obtenir un poulet mutant garni de dents !

 

Quant à Jack Horner il s’est donné cinq ans pour parvenir à créer son pouletosaure.

 

Publié le 21 Avril 2013

http://www.arte.tv/sites/fr/leblogueur/2013/04/21/animaux-manipules/

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 15:08

 

Beaucoup de chercheurs qui pratiquent l’expérimentation animale, ainsi que les autorités ou les particuliers qui les soutiennent, défendent cette pratique avec des affirmations péremptoires. Mais affirmer n’est pas prouver.

Si vous souhaitez discuter avec eux, voici de quoi réfuter leurs '' arguments ''.

 


1. L’expérimentation animale est une méthode ancienne et qui a fait ses preuves.

Ces deux affirmations sont souvent présentées ensemble comme si la seconde devait découler de la première.

Or, s’il est vrai que l’expérimentation animale soit une méthode ancienne (tout comme l’était la croyance en la platitude de la Terre au temps de Galilée), on ne peut pas en conclure qu’elle ait fait ses preuves ni qu’elle fournisse des connaissances valables.


Des animaux, morts ou vivants, ont été disséqués dès l’Antiquité dans l’espoir de comprendre l’anatomie et la physiologie des êtres vivants et, en particulier, celles de l’homme.

Au XIXe siècle, Claude Bernard entendait faire une science de cette pratique jusqu’alors très empirique et il rédigeait des ouvrages censés démontrer son intérêt.


Au XXIe siècle, il faut admettre enfin que cet intérêt est nul : l’expérimentation animale ne pourrait apporter des connaissances utiles pour la santé humaine que si elle mettait en lumière des mécanismes biologiques communs aux hommes et aux animaux.

Il existe bien de tels mécanismes.

Le problème, c’est qu’on ne peut savoir s’ils sont communs qu’après les avoir observés sur les animaux et sur l’homme.

Les études faites sur les animaux (test d’un médicament, par exemple) ne permettent pas de prédire la réaction humaine.

Elles sont donc inutiles.

Les défenseurs actuels de l’expérimentation animale semblent oublier que Claude Bernard écrivait, dans son Introduction à l’étude de la médecine expérimentale  : « Il est bien certain que pour les questions d’application immédiate à la pratique médicale, les expériences faites sur l’homme sont toujours les plus concluantes. »


C’est donc parce que la morale interdit de pratiquer certaines expériences sur l’homme que Claude Bernard conseillait d’utiliser les animaux et non parce que l’étude de ces derniers fournisse les meilleurs résultats scientifiques.


Le 28 février 2004, le British Medical Journal titrait l’un de ses articles : « Où sont les preuves que la recherche sur les animaux profite aux humains ? » N’en trouvant guère de concluantes, les auteurs recommandaient de ne pas faire de nouvelles études sur les animaux.

 

2. L’expérimentation animale est réglementée.

Ceci est vrai seulement pour les vertébrés.

Mais cette réglementation est tellement vague qu’elle laisse à l’expérimentateur toute liberté pour concevoir ses protocoles  : les expériences sur animaux vertébrés ne sont licites que dans la mesure où elles revêtent un caractère de nécessité et s’il n’existe pas d’autres méthodes qui puissent utilement y être substituées ; l’anesthésie générale ou locale des animaux est obligatoire pour toutes les expériences qui pourraient entraîner des souffrances ; lorsque les expériences sont incompatibles avec l’emploi d’anesthésiques ou d’analgésiques, leur nombre doit être réduit au strict minimum ; sauf exception justifiée, il ne peut être procédé, sous anesthésie ou analgésie, à plus d’une intervention douloureuse sur un même animal ; etc.

 

Il n’y a pas de définition du « caractère de nécessité » et l’emploi d’anesthésie est décidé en fonction du résultat que l’on souhaite obtenir et non en fonction du bien-être de l’animal.


Les tests de toxicologie (évaluation de la toxicité d’une substance) sur les animaux sont l’exemple type d’expérimentation qui, tout en étant légale, contrevient à l’esprit de la réglementation : il existe des méthodes fiables n’ayant pas recours à l’expérimentation animale (il est possible de tester les substances sur des cellules humaines en culture mais les autorités ne se hâtent pas de valider ces méthodes) ; les animaux souffrent des effets de la substance (administrée, dans certains tests, à des doses mortelles) sans anesthésie ni analgésie ; ces expérience n’ont aucun caractère de nécessité puisque les résultats ne sont pas transposables d’une espèce à l’autre et ne renseignent donc pas sur les effets toxiques de la substance pour les humains.

 

3. Le nombre d’animaux utilisés diminue, surtout depuis l’application des 3Rs.

Les statistiques officielles résultent de la compilation de données fournies par les laboratoires.

Mais pouvons-nous être certains que les animaux sont tous comptabilisés ?

Si l’animal est mort au tout début de l’expérience, par exemple, et qu’il a fallu en prendre un autre, les deux sont-ils comptés ou seulement le second ?

 

Ainsi, si on apprend, de source officielle, qu’environ 12 millions d’animaux seraient utilisés par an en Europe, il est bien possible que le nombre d’animaux effectivement utilisés soit supérieur.


Le nombre d’animaux utilisés a effectivement diminué par rapport aux années 1970-1980 mais depuis l’an 2000, l’utilisation d’animaux transgéniques n’a cessé d’augmenter.

Notons au passage que les modifications génétiques de ces animaux les prédisposent souvent à développer des maladies douloureuses et qu’ils ne recevront pas d’anesthésie pour ces douleurs chroniques.


Les 3Rs constituent un manifeste pour affiner (« Refine », en anglais), réduire (« Reduce ») et remplacer (« Replace ») les expériences faites sur les animaux : affiner les protocoles de façon à utiliser le moins d’animaux possible pour chacun, réduire le nombre d’expériences en n’en faisant pas d’inutiles, et remplacer par des méthodes dites « alternatives » ou « substitutives », remplacer aussi des expériences sur des singes ou des chiens par des expériences sur des rats ou des souris… nettement moins médiatiques !


Les chercheurs qui s’opposent, pour des raisons scientifiques, à l’expérimentation animale ne cautionnent pas les 3Rs.


Ils démontrent qu’aucune espèce animale n’est le modèle biologique d’une autre.

Les résultats n’étant pas transposables d’une espèce à l’autre, l’expérimentation animale n’a aucun intérêt pour la recherche biomédicale humaine.

L’objectif ne doit donc pas être de simplement réduire le nombre d’expériences faites sur les animaux mais d’amener ce nombre à zéro.

 

4. Les animaux proviennent d’élevages spécialisés.

C’est vrai pour les rats et les souris, animaux les plus utilisés.

Il existe des élevages et qui donc irait en chasser dans les égouts ?

 

Pour d’autres espèces, les certitudes ne sont pas aussi établies.

 

Il existe des témoignages d’animaliers ayant assisté à l’acquisition, par des laboratoires, de chiens de toutes races, entassés à en suffoquer dans des camionnettes aveugles et payés en liquide.

 

Par exemple, dans le livre de Samir Mejri, Victimes silencieuses (ed Terradou, 1991).

 

Le Quid 2004 annonce carrément que les animaux seraient « fournis par 1000 voleurs et 300 élevages officiels et fournisseurs occasionnels ».

 

Le Quotidien du médecin du 2 octobre 2003 rapporte les propos troublants de Geneviève Perrin-Gaillard, vétérinaire, alors présidente du groupe d’étude de l’Assemblée nationale consacré à l’animal :
« Il faut plus que jamais poursuivre les contrôles. Y compris dans les facultés de médecine qui pourraient ne pas être à l’abri des trafics de chiens. » En ce qui concerne les primates, François Lachapelle, responsable du bureau de l’expérimentation animale à l’INSERM interrogé par Le Quotidien du médecin, indique qu’ils proviennent surtout du Vietnam, de la Chine, des Philippines, de l’Ile Maurice, « qui offrent désormais des garanties sanitaires suffisantes ».

 

Des élevages sont développés dans ces pays qui, toutefois,« sont parfois obligés d’effectuer des captures d’animaux en milieu sauvage (2% environ du total) ».

 

5. Les méthodes in vitro sont insuffisantes, il faut étudier l’organisme entier.

La physiologie est, effectivement, une science qui requiert l’étude de l’organisme entier.

 

Notre corps n’est pas une juxtaposition de cellules ; de nombreuses substances (hormones, minéraux, ions, etc.) circulent entre les cellules pour agir sur des cibles parfois éloignées du lieu de production, des signaux nerveux voyagent vers les muscles et organes, la plupart des fonctions sont soumises à des boucles de régulation (l’organe cible envoie des messages à celui qui a déclenché la fonction, par exemple, un taux de glycémie élevé dans le sang déclenche la production d’insuline par le pancréas).


Nombre de maladies (diabète, obésité, etc.) sont dues à un dérèglement de ces boucles de régulation et c’est la boucle entière en plus du fonctionnement de chaque type cellulaire que nous devons comprendre pour les guérir.

 

C’est bien l’organisme entier qu’il faut étudier. Mais si nous voulons guérir les humains, c’est l’organisme humain qui doit faire l’objet de l’étude.


Un organisme animal, étant donné qu’il a sa physiologie propre, que les boucles de régulation ne mettent pas forcément en jeu les mêmes éléments que chez nous, ne fournira pas forcément d’éléments utiles pour nous.


Le scorbut, par exemple, résulte d’une carence en vitamine C.

 

Si nous voulions étudier les effets d’une carence en vitamine C chez le rat, la souris ou le lapin, ce serait impossible puisque ces animaux synthétisent eux-mêmes cette vitamine alors que nous la puisons dans nos aliments.

 

Le chimpanzé est l’animal le plus semblable à l’homme. Il devrait donc, théoriquement, être le meilleur modèle possible.

 

Les maladies virales offrent un exemple clair du contraire : infecté par le virus du sida, le chimpanzé n’est pas affecté ; infecté par le virus de l’hépatite B, il peut développer une hépatite bénigne qui n’évolue pas, comme souvent chez nous, vers la cirrhose et le cancer du foie ; infecté par le virus Ebola, il meurt de fièvre hémorragique comme nous.

 

Comment espérer trouver une solution thérapeutique pour nous en étudiant un organisme qui se comporte, aléatoirement, aussi bien comme le nôtre, que de façon différente ou totalement opposée ?

 

6. Il faut tester les médicaments sur les animaux avant de les prescrire à des humains.

La loi exige que tout candidat médicament soit testé sur au moins deux espèces de mammifères.
Pourtant, les effets secondaires de médicaments constituent la quatrième cause de mortalité humaine dans les pays développés.


C’est après utilisation par les humains que l’on découvre ces effets secondaires et, bien souvent, quand on essaie de les comprendre par l’expérimentation animale on s’aperçoit qu’ils n’affectent pas les animaux.

 

L’anti-inflammatoire Vioxx, l’un des derniers médicaments retirés du marché après avoir provoqué plus de 25 000 décès, agit sur le métabolisme des prostaglandines mais, alors qu’une seconde voie métabolique peut prendre le relais chez le rat, une seule voie métabolique est active chez l’homme.


Les réactions à une même substance chimique peuvent être très différentes d’une espèce à l’autre  ; les résultats que l’on observe sur une espèce ne sont donc pas transposables aux autres.

 

Ceci semble logique pour quiconque connaît les découvertes de la biologie de la seconde moitié du XXe siècle : une espèce animale possède un ensemble unique de gènes, sélectionnés en fonction des contraintes de son milieu (dont les substances contenues dans les aliments, très variables d’une espèce à l’autre) ; les gènes déterminent les propriétés biologiques de chaque individu de l’espèce. Il découle de ces deux observations que chaque espèce a des propriétés biologiques propres et qu’elle ne peut donc servir de modèle pour une autre espèce.

 

La validité de cette conclusion est confirmée par de nombreuses observations : les réactions aux produits chimiques, la susceptibilité aux virus, les maladies qui affectent humains et animaux sont très différentes.

 

La validation d’un médicament devrait donc se faire en fonction des seuls résultats obtenus sur les humains.


La première étape devrait être, obligatoirement, l’évaluation de la toxicité sur des cellules humaines en culture.

 

Il est évident que si la substance est toxique pour nos cellules, elle le sera aussi pour l’organisme entier.

 

L’inverse n’étant pas forcément vrai, il faudrait, si la substance a réussi le test cellulaire, la tester sur des volontaires dans les conditions strictes des essais cliniques.

 

Ces volontaires seraient moins exposés qu’actuellement : seule une substance sur douze, d’après Nature Biotechnology du 16 décembre 1998, est approuvée lors de ces essais cliniques de phase I, autrement dit, les premiers humains à tester la substance souffrent onze fois sur douze d’effets toxiques que les tests sur animaux n’avaient pas révélés.

 

Inversement, on peut supposer que beaucoup de médicaments potentiellement utiles se perdent car toxiques pour les animaux.

 

La pénicilline, par exemple, est mortelle pour les cochons d’Inde.


Les personnes qui emploient cet argument semblent oublier que l’expérimentation se fait aussi sur les humains. Les essais cliniques de médicaments, tout aussi obligatoires que les tests sur animaux, sont bel et bien de l’expérimentation humaine.

 

7. L’expérimentation animale a permis de faire de nombreuses découvertes et, sans elle, nous ne trouverions plus de nouvelles thérapies.

Beaucoup de découvertes que les défenseurs de l’expérimentation animale attribuent à leur pratique sont, surtout, le fruit du hasard : on a trouvé quelque chose que l’on ne cherchait pas, au cours d’expériences conçues dans un tout autre but.

Un grand nombre de ces découvertes auraient pu se faire autrement.


Nous savons aujourd’hui que la physiologie présente de nombreuses différences d’une espèce à l’autre ; pourquoi alors perdrions-nous du temps et des moyens à essayer de comprendre les phénomènes sur les animaux et à voir ensuite s’ils se vérifient chez les humains alors que nous avons les moyens d’étudier les humains ?


Les personnes qui pensent que sans expérimentation il ne serait plus possible de trouver des thérapies exagèrent le rôle de l’expérimentation.

 

Les plus grandes découvertes thérapeutiques ont été faites par l’observation clinique et l’épidémiologie, méthodes qui ont permis de mettre en évidence les causes d’une pathologie et, ainsi, de prévenir l’apparition de la pathologie.

 

Les maladies cardio-vasculaires constituaient la première cause de mortalité dans les pays développés (elle est en passe d’être remplacée par le cancer).

 

Or, c’est l’épidémiologie qui a permis de découvrir les facteurs de risque (taux élevé de cholestérol, tabagisme, sédentarité, etc.), facteurs souvent liés à notre mode de vie et qui n’affectent pas les animaux.


De grands systèmes médicaux, dont certains très anciens, n’ont jamais eu recours à l’expérimentation animale.

 

Dans les pays anglo-saxons, ces médecines sont très bien acceptées par le corps médical lui-même.

 

Une étude parue dans le Journal of the Royal Society of Medicine en 1994 (vol 87, pp 523-25) indiquait que 70% des médecins hospitaliers et 93% des généralistes britanniques avaient, au moins une fois, suggéré à leurs patients de consulter un praticien de médecines non conventionnelles ; 12% des médecins hospitaliers et 20% des généralistes pratiquaient eux-mêmes l’une des cinq disciplines étudiées : acupuncture, chiropratique, homéopathie, naturopathie et ostéopathie.

 

8. L’expérimentation animale permet d’augmenter nos connaissances.

Certes, si l’on s’intéresse à l’espèce étudiée.

 

Des expériences sur le rat permettent d’augmenter nos connaissances sur le rat. Pourtant, toutes n’ont pas d’application pratique.

 

Devons-nous alors tolérer des expériences et la douleur qu’elles supposent pour le simple plaisir d’un savoir qui ne profitera ni à la santé de l’espèce étudiée ni à la santé humaine ?


Les publications spécialisées regorgent de rapports dont l’utilité n’est guère prouvée.

 

Par exemple, le Journal of Comparative Neurology, en 2002 (vol 449, pp 103 à 119), relatait le sacrifice de 10 chats et 3 rats pour étudier l’innervation de leurs vibrisses (moustaches douées de propriétés tactiles).

 

Les humains n’ayant pas de vibrisses, il est clair que cette expérience n’est pas utile pour nous.

 

On ne voit pas, non plus, quelles peuvent être les applications en médecine vétérinaire.


Poussés par le besoin de publier pour donner de l’essor à leur carrière, beaucoup de chercheurs dupliquent des expériences déjà faites en changeant quelques détails et en les présentant comme nouvelles.

 

D’autres tentent de démontrer sur les animaux (souvent sans succès) des phénomènes que l’on connaît déjà grâce à des études épidémiologiques ou cliniques humaines.

 

Ils tentent de se justifier en prétendant mettre au point des modèles animaux sur lesquels il serait possible de tester des approches thérapeutiques.

 

Ceci nous conduit souvent dans des impasses comme dans le cas du cancer : il existe de nombreux prétendus modèles animaux, y compris des animaux transgéniques, sur lesquels les tumeurs n’évoluent pas comme chez les humains, dont certains guérissent suite à l’administration d’un médicament qui, essayé sur l’homme, se révèle inefficace.


Tenter de reproduire des symptômes sur des animaux, même si cette voie était viable, enferme la recherche dans une logique de traitement et condamne les patients à des médications à vie (très lucratif pour les laboratoires pharmaceutiques), et l’éloigne d’une recherche des causes qui permettrait de prévenir et, ainsi, d’améliorer la santé au lieu de continuer à la dégrader par une dépendance croissante aux médicaments.


La prévention ne peut se faire qu’en étudiant les humains puisque les symptômes créés artificiellement chez les animaux n’ont pas forcément la même cause que chez nous.

 

Le but avoué de trouver de nouvelles thérapies n’est pas, lui non plus, souvent atteint puisque les médicaments peuvent avoir des effets très différents selon les espèces.


Le cancer illustre bien cette impasse : la plupart des médicaments testés sur les animaux sont inefficaces pour les humains et, par ailleurs, on sait qu’au moins 80% des cas de cancer sont dus à la pollution environnementale ; cette maladie continuera à être la deuxième (et de plus en plus, la première !) cause de mortalité dans les pays développés tant que la prévention (interdire la production de substances cancérigènes) sera nulle et que la recherche continuera à se faire sur des organismes qui ne réagissent pas comme les nôtres.

 

9. Il est nécessaire d’utiliser des animaux dans l’enseignement de la biologie et de la médecine.

En ce qui concerne la biologie, la vivisection est souvent imposée aux étudiants alors qu’ils ne seront pas amenés à la pratiquer par la suite.

 

Par exemple, les dissections de grenouilles ou de rats sont courantes dès les premières années universitaires.

 

Pourtant, pour apprendre l’anatomie, il existe de nombreux modèles en plastique, des programmes informatiques interactifs ou autres vidéos.

 

Des congrès internationaux sont organisés régulièrement pour présenter les nombreuses méthodes éducatives qui remplacent, le plus souvent avec de nombreux avantages, l’expérimentation animale.

En ce qui concerne la chirurgie, d’éminents chirurgiens ont déclaré que l’entraînement sur les animaux les avaient gênés dans l’acquisition de leurs techniques.

 

L’anatomie fine, en effet, est très différente d’une espèce à l’autre, de même que la résistance des tissus.

 

En général, les animaux ont des tissus plus résistants que les nôtres, des organes, vaisseaux sanguins ou nerfs disposés autrement.

 

En conséquence, les réflexes acquis en opérant des animaux ne sont pas valables pour opérer des humains.

 

La meilleure façon d’apprendre la chirurgie est donc d’observer des chirurgiens expérimentés et d’opérer ensuite sous leur surveillance.

 

10. Les chercheurs et médecins qui pensent qu’il faut avoir recours à l’expérimentation animale sont majoritaires.

A l’époque de Galilée, la plupart de ceux qui se prétendaient savants pensaient que la Terre était plate.

Une majorité n’a jamais été la garantie de la vérité.

Et encore faudrait-il savoir si les chercheurs et médecins qui défendent l’expérimentation animale sont réellement majoritaires.


Beaucoup de chercheurs ont recours à l’expérimentation animale pour de mauvaises raisons.

Les souris, animaux les plus utilisés, sont peu coûteuses à nourrir et à loger, elles ont une durée de vie courte ce qui permet d’en étudier plusieurs générations, elles sont prolifiques ce qui permet d’en étudier de grandes familles, elles sont peu aimées du public ce qui permet d’éviter les réactions passionnelles que suscite l’utilisation de chiens, de chats, ou de singes, par exemple.

 

Il est donc bien plus facile, rapide et moins coûteux de concevoir une étude sur des souris que sur des humains.

 

Or, les chercheurs sont périodiquement évalués en fonction du nombre de leurs publications.

Plus, hélas, qu’en fonction de l’intérêt de celles-ci.


Par ailleurs, il est aisé de concevoir une expérience sur des animaux en fonction du résultat que l’on souhaite obtenir.

 

Par exemple, pour démontrer qu’une substance est cancérigène, il suffit de la tester sur des souris de souche C3H, alors que si on désire démontrer que la même substance n’est pas cancérigène, il suffit de la tester sur des souris de souche C57B1.

 

L’expérimentation animale est donc largement soutenue par des lobbies plus soucieux des cotations en bourse des entreprises que de la santé humaine.

La presse est elle-même en partie sous l’influence de ces lobbies.


Mais il serait erroné de croire que les opposants à l’expérimentation animale ne se trouvent qu’au sein des associations de protection animale.

L’opposition scientifique à l’expérimentation animale a de plus en plus de voix et commence à se faire entendre.


Des chercheurs créent des associations telles qu’Antidote Europe en France, Equivita en Italie, Safer Medicines en Angleterre, Physicians Committee for Responsible Medicine (PCRM) aux Etats-Unis et bien d’autres, toutes opposées à l’expérimentation animale et capables d’apporter des arguments scientifiques prouvant non seulement l’inutilité de cette pratique mais, pire encore, le danger qu’elle représente pour notre santé en faisant passer pour généraux des résultats qui ne sont valables que pour l’espèce étudiée.

 

Un sondage commandé par Safer Medicines au Royaume Uni a montré que 82% des médecins généralistes pensent que l’expérimentation animale peut induire en erreur et qu’ils sont 83% à demander une évaluation indépendante de la pertinence de l’expérimentation animale.

par Antidote Europe (son site) lundi 15 avril 2013

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dix-mensonges-sur-l-134231

 


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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:41

ILLUSTRATION. Des scientifiques du Central Veterinary Research Laboratory de Dubaï ont annoncé avoir permis la naissance d'un coq produisant du sperme de canard.

ILLUSTRATION. Des scientifiques du Central Veterinary Research Laboratory de Dubaï ont annoncé avoir permis la naissance d'un coq produisant du sperme de canard. | AFP

Une poule qui peut donner naissance à des canards. Science-fiction ?

 

Non, la dernière trouvaille des scientifiques du Central Veterinary Research Laboratory (CVRL) de Dubaï (Emirats arabes unis). 

Selon le Times, à l'origine de l'information, les chercheurs du CVRL expliquent avoir injecter des cellules germinales de canard - contenant l'ADN nécessaire à la production de sperme et d'oeufs - dans l'appareil reproducteur d'un embryon d'une poule.


Arrivé à l'âge adulte, l'animal se serait avéré capable de produire du matériel génétique de canard.

 

Les scientifiques, qui travaillaient à l'origine à accroître la fertilité des femelles de l'espèce, comptent désormais employer ce même protocole pour permettre aux poules de pondre des oeufs d'autres espèces. 

 

Pour Mike McGrew, un scientifique du Roslin Institute (Midlothian ; Ecosse), dont les équipes travaillent avec les chercheurs de Dubaï, l'objectif est désormais d' « utiliser ce système pour permettre la prolifération d'espèces en danger ou même potentiellement de ramener à la vie » certaines d'entres-elles ».

20 219 espèces en danger

Le 15 mars dernier, des chercheurs de l'université de Nouvelles-Galles du Sud (Australie) avaient annoncé avoir permis la naissance d'une grenouille plate à incubation gastrique dite « rheobatrachus silus », une espèce éteinte depuis 2001.

 

Pour ressusciter le batracien, les scientifiques avaient introduit de l'ADN prélevé sur des embryons de la fameuse grenouille, congelés depuis les années 1970, dans les ovules d'une espèce similaire.

 

La particularité de cette grenouille, disparue de la surface de la planète depuis plus de 13 ans, est d'avaler ses oeufs et de les conserver dans son estomac durant la période de gestation. 

L'UICN (Comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature) estime aujourd'hui à 20 219 le nombre d'espèces menacées dans le monde.

 

La figure parmi les dix pays hébergeant le plus d'animaux menacés avec un de 1 013 d'entres-eux présents sur son territoire.

 

LeParisien.fr Publié le 21.03.2013

http://www.leparisien.fr/insolite/dubai-une-poule-qui-peut-donner-naissance-a-des-canards-21-03-2013-2658921.php

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:19

Interdits en Europe, les tests sur animaux sont obligatoires en Chine.
Un casse-tête pour les marques opposées aux expérimentations.

Les entreprises de cosmétiques se heurtent à un véritable casse-tête en Chine.

Alors que les tests sur animaux viennent d'être totalement interdits en Europe dans l'industrie cosmétique (« Les Echos » du 12 mars), ils sont obligatoires pour vendre crèmes, shampoing et autres produits de maquillage en Chine.

 

L'enjeu économique est important : le pays est un des principaux relais de croissance sur le marché mondial.


« Le vrai problème, c'est qu'il n'existe pas une recherche en toxicologie publique et indépendante. Si c'était le cas, les consommateurs n'auraient aucun doute sur la sécurité des produits. Cela permettrait aussi quand une nouveauté est mise sur le marché de la vendre dans tous les pays », souligne Jean-Marc Giroux, président de Cosmed, l'association des PME de la filière cosmétique.


Au nom de l'éthique, certaines marques refusent de commercialiser leurs gammes en Chine, comme Body Shop opposé depuis sa fondation aux tests sur les animaux. Mais ce n'est pas toujours facile de se priver d'une partie de son chiffre d'affaires.

 

La Chine est un des principaux marchés de L'Oréal qui ne pratique plus d'expériences animales depuis 1989.

 

« Nous fournissons le dossier de sécurité et ce sont les autorités chinoises qui font faire ses tests à des labos agréés », précise le groupe.


La position est plus délicate à tenir pour des marques qui se sont engagées dans la lutte contre ces expérimentations.

 

L'Occitane, parmi les premières entreprises à figurer dans l'Union britannique pour l'abolition de la vivisection (BUAV) en 1997, a été rayée de la liste en 2011, comme Yves Rocher. Motif : la vente de ses crèmes en Chine.

 

« Nous assumons cette situation, car c'est de toute façon le seul moyen de se faire entendre par les autorités, insiste-t-on chez L'Occitane, et de poursuivre cette lutte. »

Forme de protectionnisme

Un travail de conviction défendu également par L'Oréal : « Nous essayons de promouvoir sur place les approches alternatives, explique-ton dans le groupe. Nous avons déjà créé à Shanghai, comme à Lyon, un site de production de modèles de peaux asiatiques reconstruites. »


Les choses avancent lentement. En attendant, les industriels font remarquer, qu' « il n'est pas question de maltraitance ou de souffrance animale en Chine. Car les produits finis testés sont déjà vendus dans le reste du monde et donc utilisés par les hommes ».


Pour autant, la situation est loin d'être satisfaisante.

Certains spécialistes voient dans cette obligation des raisons économiques, alors que la Chine compte une quinzaine de grands centres mondiaux d'évaluation toxicologiques.

Une certaine forme de protectionnisme aussi, alors que les industriels chinois ont commencé à travailler sur la fabrication de peaux artificielles.

D. CH., Les Echos

Par Dominique Chapuis  le 26/03

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202651662288-beaute-quand-la-chine-impose-les-tests-sur-animaux-552421.php

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 15:13

Souvent parce que les scientifiques sont habitués à monter des expériences sur certains animaux: les chiens pour les Russes, les singes pour les Américains...

Sam après son vol sur Little Joe-2 (LJ-2) en décembre 1959 / NASA

- Sam après son vol sur Little Joe-2 (LJ-2) en décembre 1959 / NASA -

L'Iran a déclaré lundi avoir envoyé un singe dans l’espace. Le pays avait déjà envoyé de plus petits organismes dans la frontière finale, dont un rat, des vers et deux tortues.

 

Quelles sont les caractéristiques recherchées par les programmes spatiaux quand ils choisissent des animaux?


Une taille et un poids raisonnable, une expérience des laboratoires et une capacité à rester calme sous la pression.

 

Depuis plus de 60 ans, les programmes spatiaux ont envoyé des animaux dans l’espace pour la même raison que les mineurs descendaient au font de la mine avec des canaris: pour se prémunir eux-mêmes du danger (les canaris en cage, s’ils montraient des signes d’agitation ou de suffocation avertissaient les mineurs d’un risque d’asphyxie par le gaz, NdT).


Pour choisir les espèces, les scientifiques ont longtemps suivi un schéma simple.

Premièrement, le futur spationaute animal devait être petit, de manière à pouvoir tenir dans les parties habitables des modules, généralement assez étriquées.

Deuxièmement, ils devaient être assez léger, pour éviter d’alourdir la fusée.

Troisièmement, les scientifiques préféraient utiliser des animaux qu’ils avaient déjà l’habitude d’étudier.

Les scientifiques ayant par exemple déjà l’habitude de travailler avec des souris préféraient utiliser des souris.

Ayant déjà effectué des dizaines d’expériences sur ces espèces animales, ils étaient ainsi en mesure de dire si Mickey se comportait normalement ou non à son retour sur terre.


Les Soviétiques, par exemple, ont accompli bon nombre de leurs principaux vols d’essai avec des chiens, ayant effectué de nombreuses expériences sur les chiens depuis le début du XXe siècle (notamment celles d’Ivan Pavlov).

Ils considéraient également que les chiens seraient moins remuants dans des espaces confinés.

Les Américains ont choisi de travailler avec des singes et notamment des chimpanzés pour la même raison –ils avaient l’habitude de travailler sur ces animaux en laboratoire– mais ils appréciaient également les nombreuses similarités physiologiques des chimpanzés et des singes en général avec les humains.


Lorsque les scientifiques responsables du choix de l’espèce qui va être envoyée dans l’espace ont fait leur choix, ils effectuent généralement des tests pour tenter de trouver le membre qui sort du lot.

Quand les Soviétiques décidèrent de lancer des chiens cosmonautes dans l’espace, les recrues étaient soumises à une batterie de tests dignes de l’Etoffe des Héros pour trouver le meilleur spécimen.


Les animaux étaient entraînés à des expériences de confinement (placés dans des cellules étroites), soumis à des bruits violents et à des vibrations fortes (deux types d’expériences auxquels ils allaient effectivement être soumis) et même à faire leurs besoins dans leurs combinaisons de vol spatial (qui incorporaient un petit mécanisme prévu à cet effet).

Les chiennes étaient préférées aux chiens précisément parce que ce système sanitaire était plus facilement adaptable aux femelles qu’aux mâles et seuls des chiens errants furent utilisés, soi-disant parce que l’on considérait que ces animaux endurcis à la vie de la rue seraient plus résistants dans des conditions difficiles.


C’est après avoir brillamment passé cette suite de tests que Laika, que l’on considérait comme une chienne particulièrement accommodante, fut sélectionnée pour être le premier animal à tourner en orbite au-dessus de la terre.

Le 3 novembre 1957, Laika fut ainsi envoyée en orbite terrestre à bord de Spoutnik 2 .

Elle mourut quelques heures plus tard, et Spoutnik 2 se désintégra dans l’atmosphère quelques mois après.


Le choix parmi les primates sélectionnés par les Américains pour le même type de mission était effectué d’une manière similaire.

Certains chimpanzés étaient ainsi placé dans des centrifugeuses pour les habituer aux forces G.

D’autres étaient entraînés à actionner un interrupteur en répondant à un signal lumineux.

Bon nombre d’entre eux étaient choisis pour leur tempérament, mais les premiers étaient drogués avant le départ.


Malheureusement, bon nombre de primates périrent pour la science.

Le singe Albert I, lancé à bord d’une fusée V-2 (rappelons qu’après la Seconde Guerre mondiale, les Américains récupérèrent les scientifiques allemands chargés du programme de fusées V-1 et V-2, dont Werner von Braun, pour travailler à la création de fusées et de missiles balistiques, NdT) mourut manifestement de suffocation avant même le décollage de la fusée.

Son successeur, Albert II parvint à survivre à son ascension mais pas à l’impact final.


Parmi les premiers membres de l’espèces animale envoyés dans l’espace, mentionnons les drosophila melanogaster (mouches à vinaigre).

Ces mouches sont en effet facile à étudier du point de vue des dégâts chromosomiques et étaient donc idéales pour détecter les effets des radiations au cours d’un vol spatial.

En 1947, un conteneur embarquant des mouches à vinaigre fut ainsi propulsé jusqu’à une altitude de 170 kilomètres environ avant de redescendre sur terre en parachute.


Un an auparavant, l’Institut National de la Santé avant lancé dans l’espace des conteneurs rempli de spores de champignons pour étudier les effets des radiations, mais on n’en retrouve aucun.

Des mission plus tardives embarquèrent toute une série d’animaux divers: en août 1960, un vol soviétique embarqua ainsi deux chiens, deux rats, 40 souris, 15 fioles contenant des mouches à vinaigre et des plantes et un lapin domestique.

Chaque animal était envoyé pour parfaire les connaissances des possibles effets du voyage cosmique sur les humains.


Le premier chat fut lancé en 1963, quand les Français tentèrent eux aussi de se lancer dans l’aventure spatiale.

Nous ne savons pas très bien, à l’heure actuelle, pourquoi les Iraniens ont choisi de lancer des tortues et des vers dans l’espace – il est bien possible que les scientifiques iraniens aient tout simplement l’habitude d’étudier ces créatures.


Forrest Wickman

Traduit par Antoine Bourguilleau

L'explication remercie Colin Burgess et Chris Dubbs, auteurs de Animals in Space, et Cathleen Lewis du Smithsonian National Air and Space Museum.


Publié le 31/01/2013 par Forrest Wickman est journaliste à Slate.com
http://www.slate.fr/story/67857/comment-les-programmes-spatiaux-choisissent-animaux-dans-espace

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