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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
 PrésidentAssociation "Petit Mouton noir" (Voir Rubrique )
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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 17:11

 

 Des affiches de ce style, comme ici à Narbonne, sont visibles un peu partout. Elles reçoivent, bien souvent, peu de réponses.

Des affiches de ce style, comme ici à Narbonne, sont visibles un peu partout.
Elles reçoivent, bien souvent, peu de réponses.
 © Photo J. L.

"C'est déplorable ! Les disparitions de chats se multiplient et personne ne prend au sérieux l'existence d'un réseau de trafiquants de peaux de chats !" Jean-Philippe, un habitant des Corbières, est très en colère.

 

Cet amoureux des chats n'affabule pas : il y a cinq ans, la Suisse était bel et bien au coeur d'un trafic de peaux dénoncé depuis de longues années par les associations de défense des animaux, SPA en tête.


Des peaux de chat y étaient effectivement proposées en vente libre pour soulager les rhumatismes.

 

Pour alimenter ce commerce légal, des réseaux étaient organisés dans des pays européens limitrophes.

 

L'explosion des disparitions de chats dans certains cantons suisses, puis en Haute-Savoie, a entraîné l'enquête transfrontalière et l'immense émotion suscitée par les reportages qui ont suivi.


La loi ne suffit pas

En France, une commission parlementaire sur le commerce des chiens et des chats a suivi, et le législateur s'est même ému de ce trafic.

 

Mais à l'évidence, la loi ne suffit pas à mettre un terme aux trafics d'animaux. Plusieurs pistes se croisent : les plus beaux animaux (les jeunes) servent à alimenter des réseaux de vente illicites sur internet.

 

D'autres seraient-ils tués pour leur peau vendue actuellement sous le manteau en Suisse ?

 

Entre le fantasme et les faits, il est difficile de cerner la réalité, tant les enquêtes de gendarmerie sont difficiles à mener à large échelle.


Manque de moyens, priorités données aux atteintes aux personnes : entre le nombre de disparitions et celui des dépôts de plainte, le fossé est impressionnant. 

 

Depuis 24 ans, date à laquelle deux de ses chats ont été volés, Henri Barbe, un Albigeois, a fait de la disparition des chats et des chiens son cheval de bataille. 

 

Président de l'Association nationale contre le trafic des animaux de compagnie, il a publié une enquête en 1996 : 'Trafiquants de chiens'.


 

Trafic avéré

"Nous avons la particularité d'abriter en France les plus grosses sociétés spécialisées dans le vol de chiens et de chats. Nous sommes manifestement en présence de réseaux organisés, c'est un véritable trafic. Depuis 24 ans, je n'ai pas réussi à obtenir que les enquêtes aboutissent. Alors que nous avons des indices extrêmement probants et des témoignages précis", dit Henri Barbe.

 

Tout a commencé avec la découverte, en 1996, de 1 500 peaux de chats dans les Deux-Sèvres, suivie de la découverte d'ateliers en banlieue parisienne.

 

"Il est difficile d'établir la preuve d'un trafic à l'échelle européenne" explique Henri Barbe.


En vingt ans, l'association a déposé une multitude de plaintes.

 

À l'heure actuelle, trois donnent lieu à une enquête : à Pau, à Tarbes et dans le Nord. 

 

À la filière suisse, Henri Barbe préfère la thèse hypothétique de l'alimentation de laboratoires à des fins d'expérimentations scientifiques.

 

Mais là encore, les preuves manquent : "Certains laboratoires pourraient être alimentés de cette manière, car on peut se poser la question sur la provenance des animaux".

 

Les thèses sont multiples, mais aucune n'a débouché sur un résultat tangible. Seule demeure la tristesse des propriétaires, privés de l'amour de leur bête adorée pour une raison qu'ils ne connaîtront sans doute jamais.


En France, au sein de la SPA, une cellule antitrafic a été créée à Narbonne en 1992 par Brigitte Piquetpellorce.

 

Aujourd'hui, cette section spéciale de la société protectrice des animaux est implantée à Vichy.

 

Très active, elle suit les filières de trafic de chiens en provenance des pays de l'Est de l'Europe.

 

Concernant les trafics de chats, Brigitte Piquetpellorce avoue que la partie est loin d'être gagnée, faute de piste.

 

Alors que le phénomène des disparitions est réel.


À la SPA, les coups de fils de propriétaires sont quotidiens.

 

Où vont ces chats ? Sont-ils empoisonnés ? Pourquoi retrouver si peu de corps ? Est-ce un acte de malveillance pur ? Un acte en vue d'une vente ? Dans quel but ?

 

"C'est l'opacité la plus totale ! Des chats qui ne sortent jamais disparaissent, et nous n'avons jamais eu le moindre signalement, jamais aucun témoignage concernant une personne aperçue sur le lieu de la disparition, ou une camionnette dans les parages..., comme nous en avons eu pour les chiens. Personne ne sait rien. Quant à la théorie du laboratoire, je ne dis pas qu'elle n'existe pas, je suis dubitative. Car si les chiens valent chers, les chats, en revanche, ne valent pas grand-chose sur le marché".


La cellule antitrafic enquête en ce moment sur les conditions de vie des animaux dans les élevages, considérées comme étant "catastrophiques".

 

Un tournage a été réalisé pour la chaîne spécialisée Gulli, pour son émission 'Les Anges gardiens'. La date de diffusion n'est pas connue à ce jour.


Le 4/10/2012 à 06h00 par Véronique Durand


http://www.lindependant.fr/2012/10/04/face-aux-nombreuses-disparitions-de-chats-la-cellule-antitrafic-croule-sous-les-appels-de-proprietaires-angoisses,169399.php

 




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commentaires

alienor 06/10/2012 18:06

et pourtant, on vit tellement bien sans fourrure ni viande :-(((