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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
 PrésidentAssociation "Petit Mouton noir" (Voir Rubrique )
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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 15:34

 

Qui n'a jamais fondu devant les chiots dans les vitrines d'animalerie ?

Un environnement bien moins mignon entourait un élevage en Savoie.L'association One Voice est en effet tombée sur un véritable "chenil de l'horreur".

Un choc, c’est ce qu’ont ressenti voilà quelques mois ceux qui ont pénétré dans cet élevage de Savoie où les chiens vivaient dans des conditions effroyables.

 

One Voice a aussitôt pris en charge leur sauvetage et, devant la cruauté des faits, porté plainte.

 

Le procès s’est déroulé le 17 novembre.

 

Interdiction de posséder un animal a notamment été requis à l’encontre des propriétaires.

 

Délibéré le 12 décembre 2011. 

 

Chenil Savoie - One Voice

Crédit : One Voice

 

En janvier 2011, dans la commune de Jarrier en Maurienne, à la suite d’une plainte pour morsure de chien, les gendarmes sont amenés à faire une perquisition dans un chenil, les représentants de One Voice et des services vétérinaires à leurs côtés.

 

Au milieu d’un terrain jonché de détritus, ils découvrent des chiens et des chiots faméliques, à bout de force.

 

Certains sont enfermés dans des hangars ou des caves sans lumière, d’autres enchaînés.

 

Ils sont là sans nourriture, sans eau, sans soin, à l’abandon.

 

One Voice prend sur le champ toutes les mesures pour les sauver de cet enfer, appuyée dans sa tâche par la gendarmerie, les services vétérinaires, les pompiers et un réseau de refuges amis.

 

Moins d’un mois après ce premier contrôle, la préfecture donne son accord pour la saisie et deux jours plus tard l’opération est lancée.

 

De pire en pire

 

Le 28 janvier 2011, quand ils poussent la porte du chenil, les sauveteurs bien préparés à la situation, ignorent qu’ils ne sont pas arrivés au bout de l’horreur.

 

Dans cet élevage comptant une soixantaine de chiens et chiots, et trois ânesses, ils vont trouver une centaine de dogues du Tibet sans vie, les uns à même le sol, certains dans des sacs et d’autres dans des congélateurs hors d’usage, parmi les dépouilles des fœtus.

 

Les deux sœurs propriétaires de cet élevage "hors-la-loi", dont les chiens étaient destinés à la vente en animaleries, reconnaîtront même avoir nourri parfois leurs animaux avec des cadavres.

 

Les survivants sont cachectiques, dans un état de souffrance indicible.

 

Affamés, des chiens se sont même usé les dents sur les cailloux en creusant désespérément la terre en quête de nourriture.

 

Lors des examens vétérinaires, de nombreuses pathologies seront décelées.

 

Chenil Savoie - One Voice

Crédit : One Voice 

 

Un élan solidaire

 

Grâce à la solidarité de tous, les chiens ont pu être hébergés dans des refuges voisins, et la plupart d’entre eux vivent aujourd’hui dans une famille d’accueil.

 

De l’issue du procès dépend leur adoption définitive et permettra aux autres de l’être.

 

Aujourd’hui, ces dogues du Tibet ont recouvré des forces et le goût de vivre.

 

En leur nom, One Voice a créé la cellule Zoé, l’une des leurs au regard si doux, cellule d’intervention rapide, mais aussi de prévention et de détection des actes de cruauté envers les animaux.

 

C’est pour l’extrême sévérité de ces sévices que One Voice, à l’origine de l’enquête, a porté plainte.

 

Pour que soit connue et reconnue la souffrance de ces êtres, pour que la violence qu’ils ont subie soit épargnée à d’autres, toute violence éradiquée.

 

Chenil Savoie - One Voice

Crédit : One Voice 

 

Reconnaître la souffrance des animaux

 

Le procès s’est déroulé le 17 novembre dernier au tribunal correctionnel d’Albertville.

 

Les propriétaires étaient poursuivies pour "sévices graves ou actes de cruauté" sur des animaux, "exploitation d'une installation sans autorisation", "détention de cadavres sans les avoir remis au service d’équarrissage" et "exercice illégal de la médecine vétérinaire".

 

Le procureur a notamment requis une peine de trois mois de prison avec sursis, la confiscation des animaux saisis et l'interdiction définitive d’exercer une activité professionnelle en lien avec les animaux et d’en posséder.

 

C’est une forme de soulagement que l’on ressent.

 

Parce que, loin de tout esprit de vengeance, à travers lui justice est rendue à ces chiens.

 

La cruauté qu’ils ont subie est reconnue et le respect de tout être vivant, l’abolition de toute violence, passent par la reconnaissance.

 

Par Muriel Arnal Prés. de One Voice

Edité et parrainé par Amandine Schmitt 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/216601;sous-mes-yeux-un-elevage-de-chiens-fameliques-et-enchaines.html

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Published by labrajack - dans Maltraitances.
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