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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
 PrésidentAssociation "Petit Mouton noir" (Voir Rubrique )
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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 14:55

 

Après des efforts prolongés, l’encéphale des humains et des chiens fatigue et augmente leur impulsivité, leur agressivité, ainsi que les prises de risque inconsidérées.

Keith Dobney

“Tel maître, tel chien”, selon l’expression populaire.

 

La ressemblance, parfois physique, se révèle surtout comportementale.

 

L’homme et le chien éprouvent tous deux quelques difficultés à gérer l’effort de concentration.

 

En fin de course, et en proie à la fatigue, ils suivent leurs impulsions plus que de raison.


Imposer à un chien de rester assis le rend plus agressif que d’attendre gentiment dans sa niche.

 

L’étude de Holly Miller, chercheuse à l’université de Lille, en collaboration avec l’université du Kentucky, apporte un nouvel éclairage sur les mécanismes biologiques du contrôle de soi.


“Un homme épuisé, mentalement et physiquement, sera moins concentré, moins précis et plus agressif qu’un autre reposé. Les chiens suivent le même schéma, explique Holly Miller. Fatigués après une journée de retenue, à exécuter les ordres de leur maître, ils finissent par agir sous le coup de l’impulsion et donc, de manière irrationnelle.”

 

Chez les humains, comme chez les chiens, Holly Miller préconise l’ingestion de sucre pour amorcer un regain d’énergie et relancer les capacités cognitives.


Pour prouver sa théorie, Holly Miller et ses collègues ont mis au point une petite expérience.

 

Ils ont regroupé dans leur laboratoire dix chiens, pour deux séries de tests.

 

Durant la première session, ils demandaient à chaque chien de rester assis une dizaine de minute, alors qu’un hamster robotisé leur tournait autour.

 

Lors de la seconde session, le chien était mis en cage le même laps de temps, sans contrainte particulière.

 

Tous furent ensuite mené, chacun leur tour, dans une autre pièce, face à une cage retenant prisonnière une femelle bull terrier qui aboyait avec ardeur.

 

À la sortie de la première session, les chiens qui s’approchaient de la cage et de son occupante démente étaient considérés comme impulsifs.

 

Au contraire, à la sortie de la deuxième session, ils s’en tenaient éloignés, avec prudence.


“Un chien domestique mène une vie précaire. Il retient ses comportements naturels – aboyer, uriner, mâcher, etc. – pour se plier aux règles de la maison.  Et lorsque sa nature première reprend le dessus, il est placé dans un refuge, fulmine Holly Miller. Les hommes devraient compatir et aider aux mieux les animaux, au lieu de les contraindre.”

 

Marie Dias-Alves
Sources : Science AAAS, Psychonomic Bulletin & Review
Photo : Keith Dobney

20 juin 2012

http://www.nationalgeographic.fr/actualite/chiens-hommes-impulsions-sucre-fatigue/7916299/

 

Les-Gremlins.jpg

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commentaires

norma laborie 01/07/2012 21:49

Article très intéressant,merci