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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
 PrésidentAssociation "Petit Mouton noir" (Voir Rubrique )
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 14:47

A côté, les tortues ninjas, l’homme araignée et le lapin-garou n’ont qu’à bien se tenir…

 

En jouant à la dînette avec les gènes et les espèces, les chercheurs du monde entier nous concoctent un joli cocktail d’anim’OGM.

 

Petit bestiaire non exhaustif…


Enviropig : le cochon aux gènes de souris 

Il porte le nom alléchant d’Enviropig.

 

Depuis 1995 les chercheurs de l’université de Guelph (Canada) travaillent à la création de ce cochon écolo.

 

C’est que nos amis les porcs sont de gros pollueurs.

 

Leurs déjections génèrent des phosphates qui asphyxient les cours d’eau et causent de véritables invasions d’algues vertes.

 

Pour remédier à ce fléau, les chercheurs canadiens ont eu l’idée d’une recette des plus appétissantes.

 

En laboratoire, ils ont procédé à une manipulation impliquant la bactérie E-colie et du matériel génétique issu d’un gène de souris.

 

En deux coups de baguette magique, vous obtenez un cochon dont les excréments sont bien moins polluants.

 

Voilà qui aurait pu devenir le premier animal-GM destiné à la consommation humaine autorisé au monde.

 

Mais faute d’avoir obtenu le feu vert des autorités sanitaires pour commercialiser Enviropig au Canada et aux Etats-Unis, l’Ontario Pork, qui regroupe les éleveurs porcins de l’Ontario a renoncé en avril 2012 à financer le projet.

 

Mais, cochon qui s’en dédit, les chercheurs n’ont pas dit leur dernier mot. Ils ont pris soin de congeler la semence d’Enviropig pour reprendre leur recherche le cas échéant.


Frankenfish : le saumon bodybuildé

Question génétique, les chercheurs ont de la suite dans les idées.

 

Et s’il faut pour l’instant faire une croix sur les travers de porc-GM, on pourra peut-être bientôt se rabattre sur les sushis au Frankenfish. Kesako?

 

Non il ne s’agit pas du dernier film de Tim Burton, mais bien du prototype dernier cri de la société AquaBounty Technologies.

 

Un saumon atlantique tout droit sorti des laboratoires qui grandit deux fois plus vite que ses congénères, et ce grâce à l’introduction d’un gène de saumon du pacifique.

 

En décembre dernier, l’administration sanitaire américaine a estimé que Frankenfish ne présentait aucun risque pour l’environnement.

 

A l’issue d’une procédure de consultation publique qui doit s’achever à la fin du mois, Frankenfish pourrait bien devenir le premier animal-GM à se retrouver dans nos assiettes.

 

Pour ceux qui n’aiment pas le saumon, le modèle terminator existe aussi en version truite, à voir ici. 


TK3 : le poisson – lampe de chevet

Il va illuminer votre intérieur comme aucune boule à facettes ne pourrait le faire.

 

Voici TK3 : un petit poisson de 6 cm coqueluche des aquariophiles et autres agités du bocal.

 

Originaire du sud de l’Inde, ce poisson à l’origine de couleur noirâtre n’était à priori voué à briller sous les feux de la rampe.

 

Mais voici que des chercheurs de l’université de Singapour ont eu l’idée de lui greffer un gène de méduse.

 

Bingo. le voici devenu fluo.

 

De son côté depuis 2004 une compagnie américaine commercialise un poisson rouge fluorescent (GlofishMC), dont la brillance provient d’un gène de corail.

 

Alba, Un lapin vert fluo à quant à lui été présenté comme objet d’art lors d’expositions en Europe par l’artiste américain Eduardo Kac.


La chèvre aux gènes d’araignée

Voilà un certain temps que l’armée américaine s’intéresse aux araignées. Ou plutôt au fil dont elles font leur toile.

 

Dix fois plus résistant que le Kevlar, mais aussi plus solide et plus élastique qu’un fil d’acier du même poids, un tissu fait de fil d’araignée pourrait résister à une balle de fusil.

 

D’où l’idée de l’armée US d’en faire des gilets pare-balles.

 

Problème : il est impossible d’élever des araignées qui passent leur temps à se dévorer entre elles.

 

Au Canada, l’entreprise Nexia à trouver la solution.

 

Elle a eu l’idée d’introduire des gènes d’araignée dans des embryons de chèvre.

 

Résultat : des chèvres transgéniques dont le lait porte en lui la protéine du fil d’araignée…

 

 

Il y a vingt ans, le film Jurassic Park fantasmait la possibilité de ressusciter des dinosaures grâce à l’ADN de moustique.

 

Aujourd’hui certains envisagent de transformer la fiction en réalité. C’est le projet fou de Jack Horner.

 

Ce paléontologue américain, qui fut conseiller scientifique sur le tournage de Jurassic Park, entend construire un dinosaure à partir… d’un poulet.

 

Partant du principe que l’ADN du volatile est très proche de celui du dinosaure, il entend réactiver chez le poulet un certain nombre de ses caractéristiques primitives aujourd’hui disparues.

 

A savoir sa queue, ses pattes avant à trois doigts et ses dents, de façon à créer un Pouletosaure.

 

Déjà en 2006, les scientifiques Matthew Harris et John Fallon réussissaient à obtenir un poulet mutant garni de dents !

 

Quant à Jack Horner il s’est donné cinq ans pour parvenir à créer son pouletosaure.

 

Publié le 21 Avril 2013

http://www.arte.tv/sites/fr/leblogueur/2013/04/21/animaux-manipules/

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Published by labrajack - dans Vivisection.
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