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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 16:10

 

Une scène du film documentaire britannique de James Marsh, "Le Projet Nim".

Une scène du film documentaire britannique de James Marsh, "Le Projet Nim".

LE PACTE

Nous sommes en 1973. Le professeur Herbert Terrace, psychologue à la Columbia University de New York lance le projet Nim, du nom du chimpanzé qui fait l'objet de cette expérience sur le long terme.

Celle-ci consiste à confier l'animal à une famille humaine pour expérimenter ses capacités à acquérir le langage.

Quatre ans plus tard, le projet est abandonné sur un fiasco relativement cuisant.

Que s'est-il passé entre-temps et qu'est-il advenu de Nim ensuite ?

C'est ce que nous apprend le documentaire de James Marsh, en s'inspirant du livre d'Elizabeth Hess, Nim Chimpsky, the Chimp Who Would Be Human.

L'histoire est édifiante et pourrait bien s'apparenter à un mélodrame.

 

Alternant images d'archives, entretiens avec les principaux protagonistes de cette aventure et scènes reconstituées, le réalisateur se lance dans un récit riche en rebondissements.

 

L'animal, séparé à l'âge de 2 semaines d'une mère vivant en captivité, est d'abord confié à Stephanie Lafarge, une ex-étudiante du professeur Terrace, qui devient sa "mère adoptive".

 

Le lien fusionnel qui s'instaure entre elle et l'animal entrave toutefois la pédagogie du projet. Herbert Terrace, qui est autorisé à disposer d'une propriété appartenant à l'université, confie alors Nim à Laura-Ann Petitto, une jeune fille de 18 ans qui devient en 1975 sa deuxième mère adoptive, tandis que Joyce Butler est chargée d'enseigner la langue des signes à l'animal.

Procès rétrospectif

Quand Laura-Ann, effrayée par l'aventure, se retire, Joyce prend le relais. Quelques avanies plus tard, avouant sa déception, Herbert Terrace met fin à l'expérience en 1977.

 

C'est alors que le véritable calvaire commence pour ce singe relativement choyé qui, parvenu à l'âge adulte, a toujours vécu parmi les humains.

 

Restitué à l'Institut d'étude sur les primates de l'Oklahoma, il doit y faire l'apprentissage de ses congénères et de la cage, et surmonter l'abandon de sa famille humaine.

 

Bob Ingersoll, un étudiant qui travaille à l'institut, se prend toutefois d'amitié pour lui, mais ne saura empêcher la vente de Nim à un laboratoire scientifique qui se livre sur lui à des tests de vaccination.


Arraché à ce purgatoire grâce à l'intervention d'un avocat, Nim termine ses jours au Texas, dans le ranch d'un ami des animaux où son ami Bob, le seul qui lui soit resté fidèle, réussit à lui adjoindre deux compagnons.

 

Le film se termine sur cette image relativement apaisée, tandis que la voix narrative nous demande si le singe pourra jamais pardonner aux hommes le mal qu'ils lui ont fait.

 

Faute de répondre à cette question, on peut argumenter le sentiment d'embarras et d'intérêt suscité par ce film.


L'embarras tient à sa manière de dramatiser le récit et d'instruire une sorte de procès rétrospectif, écologiquement correct.

 

L'intérêt provient de la folie humaine dont le film témoigne à son corps défendant, au point de frôler le comique.

 

Stephanie Lafarge adopte le chimpanzé sans demander l'avis de sa famille, lui fait fumer du shit, déclare que sa relation avec lui rendait incompatible celle qu'elle avait avec son époux.

 

Le professeur Terrace, sous le couvert de l'expérience, entretient des relations assez troubles avec les mères adoptives.

 

Et jusqu'à ce pauvre Nim, dont le contact avec l'humanité semble lui avoir davantage appris à mordre qu'à parler.

 

Un Werner Herzog aurait signé là-dessus quelque chose de grandiose.


http://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/01/10/le-projet-nim-un-singe-sur-la-planete-des-hommes_1627861_3476.html

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Published by labrajack - dans Vivisection.
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