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  • labrajack
  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
 PrésidentAssociation "Petit Mouton noir" (Voir Rubrique )
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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 17:43

Voir l'article concernant cet acte immonde :

http://labrajack.over-blog.com/article-canada-la-spa-de-granby-veut-retrouver-les-coupables-cyberpresse-ca-63928857.html

 

«Je sais que ce n'était pas la chose... (photo La Voix de l'Est)

photo La Voix de l'Est Agrandir

 

«Je sais que ce n'était pas la chose à faire, que j'ai mal agi, et je vais payer pour», reconnaît l'accusé Normand Girard (à droite), photographié ici aux côtés de son avocat, Éric Cloutier, lors de sa comparution, hier.

 

Une radiographie de la mère montre le résultat du travail de Normand Girard.


(Granby) «Je les vois encore dans ma tête. Je vais toujours y penser.»

Normand Girard a la voix chevrotante en racontant son histoire.

 

Il sait qu'il a mal agi.

 

Il ne cherche pas à s'attirer de la sympathie.

 

Mais il tient à expliquer pourquoi il a abandonné une portée de chiots et leur mère dans un fossé de Lac-Brome, l'hiver dernier, après avoir enfoncé des clous dans la tête de certains d'entre eux.


«Je ne voulais pas les faire souffrir. Je pensais qu'ils mourraient d'un coup...»

 

L'ébéniste de 52 ans ne déteste pas les animaux. Il parle plutôt d'un «geste de désespoir».

 

Les chiens en question (il parle de six chiens, mais des témoins affirment plutôt que neuf ont été retrouvés) appartenaient à sa fille cadette, qui les avait laissés chez lui, à Saint-Jean-sur-Richelieu, après être partie en appartement.

M. Girard dit avoir hérité de cette responsabilité contre son gré.

 

La chienne n'était pas opérée.

 

Au début de 2010, elle a eu une première portée.

 

Il a réussi à trouver des maîtres à tous les chiots via internet.

 

Puis est venue une deuxième portée à la fin de l'année.

 

Leur trouver des foyers s'est avéré plus difficile.

 

Cette fois-ci, il n'a réussi qu'à en donner la moitié.

 

«J'ai paniqué»

Entre-temps, les chiens souillent sa maison.

 

Il travaille énormément et s'occupe aussi de rénover sa résidence secondaire à Stanbridge East.

 

Et son épouse passe des tests afin de déceler un probable cancer de l'utérus.

 

À la mi-décembre, il récupère un chiot qui s'en allait se noyer, coincé dans un tuyau lié à sa piscine hors terre.


«C'est la goutte qui a fait déborder le vase, dit-il. J'ai paniqué. J'en avais trop à gérer. Il fallait qu'ils disparaissent.»


Il essaie de les gazer avec du monoxyde de carbone, mais sans succès.

 

Les petits et la mère s'accrochent.

 

Il ne possède pas d'armes.

 

Mais il a des outils. Dont un fusil à clous.

 

Il songe qu'il pourrait faire comme dans les abattoirs, que tout serait terminé en un coup. Ce n'est pas ce qui s'est passé.

 

Un chemin isolé

«J'ai commencé avec la mère. Un clou. Elle n'a pas eu l'air d'avoir mal. Puis, avec un chiot.»

 

Même après plusieurs clous, le chiot, lui non plus, ne rendait pas l'âme.

 

En désespoir de cause, il embarque tous ses animaux dans la boîte de son camion pour les abandonner dans un fossé, en bordure d'un chemin, à quelques kilomètres de sa deuxième maison.


Un chemin isolé, mais pas trop. Il voulait que quelqu'un les trouve et les récupère.

 

Ce qui est arrivé.

 

Un couple de bons Samaritains (voir autre article) a fait la macabre découverte sur le chemin Stagecoach, à Lac-Brome.


L'histoire a fait scandale. M. Girard ne s'est pas dénoncé.

 

C'est un citoyen qui a averti les policiers après avoir fait le lien entre les articles de journaux et l'annonce vue sur internet quelques semaines plus tôt.

 

Toujours selon des témoins, deux chiots ont été retrouvés morts.

 

Mais M. Girard, qui n'a pas d'antécédent judiciaire, dit n'en avoir tué qu'un seul.

 

La mère a survécu ainsi que les petits laissés intacts, et tous ont été adoptés depuis.

 

«Ça me fait mal»

M. Girard dit regretter ses gestes, pour lesquels il a plaidé coupable, hier, en Cour du Québec.

 

Et pas seulement à cause de son éventuelle sentence ou parce que des membres de sa famille lui en ont longtemps voulu.

 

Il dit penser aux animaux, aussi.


«Savoir qu'un animal souffre pour rien, ça me fait mal. Avec le recul, je sais que j'aurais dû les garder plus longtemps pour aller les porter dans un centre, plus tard. Je sais que ce n'était pas la chose à faire, que j'ai mal agi, et je vais payer pour.»


La cause revient devant la cour le 4 janvier.


Pascal Faucher

Pascal Faucher
La Voix de l'Est

 

http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201108/01/01-4422731-lhomme-qui-a-plante-des-clous-dans-la-tete-de-chiens-a-lac-brome-dit-avoir-panique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne

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Published by labrajack - dans Maltraitances.
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