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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
 PrésidentAssociation "Petit Mouton noir" (Voir Rubrique )
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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 15:24

 

Complexe, l’amour animal est commandé à la fois par l’environnement et la génétique, l’influence des congénères et, probablement, une part de libre arbitre.


Chez plusieurs espèces d’oiseaux, comme la tourterelle, l’ara ou l’oie, il existe une certaine fidélité.

 

Bien que ne vivant pas en permanence ensemble, chaque année, au moment de la saison des amours, le mâle et la femelle se retrouvent. 


Chez l’albatros, bien étudié par Pierre Jouventin (CNRS, Montpellier), le mâle et la femelle se retrouvent tous les deux ans pour procréer.

 

À chaque nouvelle reproduction, la parade nuptiale est raccourcie, l’accouplement plus rapide et, finalement, le couple est plus fécond.


Chez d’autres, la famille est structurée en harem : un mâle dominant un groupe de femelles suivies des juvéniles, mâles et femelles, et des jeunes de l’année. C’est le cas du cerf ou du lion. 


Chez les primates, l’acte sexuel peut revêtir une signification très différente selon l’espèce.

 

Chez le gorille, l’orang-outan ou le chimpanzé, il vise avant tout à perpétuer l’espèce. 


Chez le bonobo, toutefois, les trois quarts des rapports sexuels n’ont pas de fin reproductive, mais sociale, et visent à atténuer les conflits, ce qui se manifeste par des accouplements hétérosexuels et homosexuels, Frans de Waal (université Emory, Atlanta) préférant parler de pansexualité.

 

En outre, le bonobo serait l’un des rares à pratiquer, comme l’homme, l’accouplement face à face.

 


Une tendresse parentale élaborée chez l’orang-outan

Chez les mammifères, la durée de la gestation (de quinze jours chez la souris à vingt et un mois chez l’éléphant, l’espèce humaine se trouvant à mi-chemin) et le comportement maternel sont liés et diffèrent beaucoup selon les espèces. 


On distingue les nidicoles, chez qui les nouveau-nés naissent les yeux fermés et restent au nid, c’est-à-dire reçoivent une longue éducation de la part de leur mère et/ou de leur père. 


Parmi eux figurent les carnivores et les primates, dont l’homme.

 

En revanche, leur maturation étant très avancée, les nidifuges sont capables de se déplacer dès la naissance.

 

C’est le cas de l’éléphant, du phoque, du poulain ou du tétras-lyre.


Lors de l’éducation du petit, certains animaux comme l’orang-outan présentent une tendresse parentale extrêmement élaborée, y compris dans la situation dramatique de la mort du petit. 


De même, lors de la mort d’un de leurs congénères, les éléphants fabriquent une sorte de sépulture à l’animal défunt en le recouvrant de terre et de branchages, selon Pierre Pfeiffer (CNRS, Paris).

 

« Au vu de ces différentes manifestations d’affections, de sentiments amoureux sans doute fortement instinctifs, il est difficile de parler d’amour au sens où on l’entend pour l’homme, explique François Moutou.

 

Toutefois, compte tenu de ce qu’on découvre progressivement en matière d’évolution biologique et neuropsychologique, il n’y a pas de raison non plus de s’interdire d’y voir les racines de notre propre sentiment amoureux » , conclut le naturaliste.


DENIS SERGENTle 3/12/12

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/L-amour-animal-entre-instinct-et-comportement-elabore-_EG_-2012-12-03-883120

 


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Published by labrajack - dans Ecologie et Animaux
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commentaires

Norma 09/12/2012 22:55

Très bon article!