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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
 PrésidentAssociation "Petit Mouton noir" (Voir Rubrique )
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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 17:51

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Toutes les nuits depuis la fin mai, des Australiens parcourent les parcs nationaux aux alentours de Canberra, lampe-torche dans une main et talkie-walkie dans l'autre.

 

Ils traquent des chasseurs chargés par le gouvernement d'abattre les trop nombreux kangourous.


Kangourous - À la chasse aux chasseurs
Photo: Michaklootwijk - Fotolia.com

 

«Vous pouvez les voir?», chuchote nerveusement Fiona Corke dans son talkie-walkie.

 

«Je les entends», répond un camarade de la Société australienne pour les kangourous, parvenu à l'intérieur de la réserve naturelle Crace, malgré les panneaux interdisant l'entrée.


Tous deux sont membres d'une association opposée au «massacre» des kangourous géants près de Canberra qui se déroule depuis fin mai dans le cadre d'un programme approuvé par les autorités de l'État, dont l'objectif est l'abattage de plus de 2 000 bêtes.


Le gouvernement estime que ces animaux menacent la biodiversité des réserves naturelles et que leur population doit être contrôlée.

 

Des tireurs effectuent des tournées dans les neuf parcs de la région, la nuit, selon un agenda confidentiel afin de ne pas alerter les défenseurs des marsupiaux.


Carolyn Drew, qui milite au sein de l'association Animal Liberation, raconte que les activistes se rendent la nuit dans les parcs.

 

«Si nous comprenons qu'il y a des tirs en cours, on court avec nos torches, en faisant du bruit», explique-t-elle.

 

Les autorités mettent fin aux opérations de tirs en cas de présence humaine dans le parc.


«Ils reviennent la nuit d'après et ils déploient la police pour nous empêcher d'entrer», ajoute-t-elle.


Fiona Corke assure qu'on n'a aucune preuve sur les dégâts écologiques causés par les kangourous.

 

«Ils font partie de cet environnement depuis des millénaires et ils ont le droit d'être ici», déclare-t-elle.


Mais le directeur du service de Protection et des Parcs, Daniel Iglesias, estime nécessaire le contrôle de la population des kangourous géants, un marsupial très répandu dans le sud et l'est de l'Australie, au pelage gris et dont le poids atteint 60 kg et la taille 1,6 mètre pour le mâle.

 

Espèces rares en danger

Ces animaux n'ont pas de prédateur, ils abîment l'environnement et mettent en péril la survie de plusieurs espèces rares dont «le lézard rayé sans patte» (Delma impar) et «le dragon des pâturages sans oreille» (Tympanocryptis pinguicolla), deux espèces endémiques en Australie, selon lui.

 

«Lorsque les Européens sont arrivés, les prédateurs tels que les dingos ou les tigres de Tasmanie ont disparu» de cette région, explique Daniel Iglesias.

 

«Puis les prairies ont peu à peu remplacé les bois. Au fur et à mesure, sans prédateur et dans un habitat favorable, le nombre des kangourous n'a cessé de grimper».


Les autorités affirment qu'on doit avoir 1 à 1,5 kangourou par hectare afin de maintenir l'équilibre écologique.

 

On compte actuellement six à sept bêtes par hectare dans certains parcs.


«Au début de chaque année, on les compte.

 

On compare le nombre avec ce qu'on juge bon pour l'environnement.

 

La différence est le quota d'abattage», ajoute le responsable du service.


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Programme approuvé

Ces abattages se déroulent dans le cadre du Programme de gestion des kangourous sur le territoire de la capitale australienne, adopté en 2010. Ils obéissent à un code de pratique très strict, approuvé par la Société de protection des animaux d'Australie.


«Ce sont des tireurs professionnels, spécialement entraînés pour tuer des kangourous. La façon la plus humaine de procéder est de leur tirer une balle dans la tête», déclare M. Iglesias.


Les opérations se font la nuit car c'est le moment où les kangourous sont le plus actif.


L'abattage coûtera cette année plus de 200 000 dollars australiens (203 445 dollars), soit plus de 100 dollars par animal.


Les autorités élaborent un programme permettant de réguler les populations via par exemple des contraceptifs.

 

Mais la mise au point d'appâts empêchant la reproduction risque de prendre encore quelques années.

 

Par Elodie RAITIERE Parution Juin 2012

http://fr.canoe.ca/artdevivre/animal/article1/2012/06/08/19853481-afp.html

 

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Published by labrajack - dans Chasse.
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