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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
 PrésidentAssociation "Petit Mouton noir" (Voir Rubrique )
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 13:31

Par Sarah (sarah-att)
Publié le 05/12/2013

Le débat sur le port de la fourrure est sans fin pourtant ce ne fut pas tout le temps le cas. Pour mieux comprendre cette aversion face à la fourrure nous vous proposons de revenir sur son histoire et son évolution dans la mode

Le peintre Douglas Volk met en avant le luxe dans ses tableaux via la fourrure

 

Il est difficile d'aborder un cas aussi complexe que celui de la fourrure dans la mode. Longtemps adulée, la fourrure est rapidement devenue l'objet de violentes critiques.

 

Synonyme d'apparat, signe extérieur de richesse, la fourrure a cependant une connotation négative très forte.

 

Associée aux débats sur la maltraitance des animaux, cette composante de nos pièces de mode reste un sujet sensible qu'il faut aborder avec du recul.

 

On se demandait récemment s'il existait une fourrure responsable via l'exemple de la fourrure de coyote sur les doudounes Canada Goose; en effet, la marque canadienne utilise la fourrure de coyote en mettant en avant le fait que les coyotes sont trop nombreux et qu'utiliser leur fourrure serait une sorte de bienfait pour l'État. Un propos qui peut choquer mais qui soulève un nombre de questionnements importants sur les conditions des animaux destinés à devenir nos fourrures et qui se retrouvent dans les élevages ou qui sont abattus par la technique de piégeage, technique la plus radicale et la plus controversée.


La fourrure, d'un point de vue historique, est née pour protéger l'homme du froid mais est-ce toujours le cas aujourd'hui ?

Ce " vêtement " dont l'utilité était prouvée n'est-il pas plutôt devenu un objet de luxe aux méthodes de fabrications controversées ?

 

Le doute. Voilà précisément ce qu'engendre le sujet de la fourrure.

 

Précisons que la vraie fourrure ne date absolument pas des premières modes mais de la préhistoire, avec comme fonction première de réchauffer les hommes par tout temps.

 

Les vêtements n'étant pas à proprement nés, les fourrures d'animaux, composées de la peau et de la fourrure, étaient donc destinées à éviter la mort par hypothermie.

 

Une fonction bien loin de celle qu'on lui connaît aujourd'hui. Initialement la fourrure n'était utilisée que pour protéger les humains, aujourd'hui est est utilisée pour garnir des manteaux, des sacs, des chaussures...

 

Cette "tendance" de la fourrure en tant que symbole de mode est née tardivement au 18 ème siècle avec l'apparition des métiers artisanaux que sont les fourreurs et pelletiers, qui travaillent également le cuir.


Les vêtements avec fourrure étaient alors faits sur commande pour une clientèle huppée et tendance, du fait de sa rareté. Les animaux les plus demandés, encore aujourd'hui, étaient le vison, le renard, le chinchilla ou encore le lapin.

 

Cependant face à cette demande, et face au progrès et à l'évolution de la mode, d'autres peaux sont alors apparues pour devenir les it fourrures des femmes de mode.

 

On pense notamment à l'ours, utilisé notamment pour les coiffes des gardes d'Angleterre, au coyote, au loup ou encore à l'écureuil.

 

Des animaux qui prolifèrent dans la nature mais qui se voient être parkés dans des élevages contrôlés pour fournir les fabricants de fourrure, sous-traitants de la mode.

 

Le débat sur les conditions de ces animaux est alors vif quand on connaît les étapes nécessaires pour prélever et obtenir les fourrures.

 

La fourrure, par la méthode classique, est obtenue par le dépeçage des animaux, vient alors le nettoyage puis le tannage de la peau afin de conserver souplesse et beauté.

 

Là où le débat fait rage c'est notamment sur le dépeçage lui-même qui n'est pas réalisé scrupuleusement selon les associations de défense des animaux.

La vraie fourrure devient alors un sujet tabou qui a un fort impact sur la commercialisation de cette dernière, qui est pointée du doigt.

 

Cependant peut-on croire que certaines fourrures ne sont pas toutes issues de productions qui se moquent de la condition de ces animaux ?

 

Le débat est ouvert bien que les associations fassent bloc face à l'industrie textile qui use de l'argument écologique pour prélever la fourrure des animaux via des pratiques barbare, pour certaines.

 

Cet engouement pour la défense des animaux et cette lumière faite sur les conditions de "fabrication" de la fourrure ont précipité les acheteurs dans la tourmente et le questionnement.

 

Dans les années 70 et 80 une baisse notable dans la demande de fourrure s'est faite, suite à au crash économique des pays de L'Europe.

 

Pourtant la mode ne faiblit pas, tentant de trouver des solutions économiques et écologiques pour satisfaire clients et associations.

 

Ce compromis a donc donné naissance à la fourrure synthétique qui une sorte d'imitation de la vraie fourrure mais est composée de fibres synthétiques, fabriquées à partir de pétrole notamment.


Gilets sans manches en fausse fourrure

 

Une matière première étonnante et qui n'est pas sans risques pour l'écologie puisque le pétrole est une ressource naturelle qui ne se renouvelle pas et qui nécessite l'utilisation de combinaisons chimiques qui ne semblent pas écologiques.

 

Alternative à la vraie fourrure, la fourrure synthétique fait également débat, s'avérant une solution toute aussi discutable.

 

On note également que la vraie fourrure peut être un argument écologique de taille quand on sait qu'elle est totalement biodégradable ; les produits de tannages étant majoritairement naturels.

 

L'évolution de l'histoire de la fourrure ne cesse de se compliquer lorsque l'on voit des scandales, comme celui des lapins torturés en Chine pour produire de l'angora, notamment pour H&M, éclater, remettant alors en cause la fabrication de petites pièces telles que des pull en angora.

 

Les grands créateurs ont tous créé des pièces maîtresses en fourrure comme Dior, dont les modèles vintage s'arrachent, ou encore Stella McCartney qui a choisi de n'utiliser le cuir et la fourrures qu'en version synthétique.


Les contradictions et positionnements sur la fourrure sont donc constatés à toute échelle de la mode, de l'écologie et de l'économie, laissant malgré tout un nuage de doutes planer sur l'avenir de la vraie fourrure, de plus en plus décriée pour les méthodes de dépeçage des animaux mais aussi pour leur conditionnement dans les élevages.

 

Les enseignes de mode, les créateurs des maisons de couture et autres artisans vont-ils vraiment arrêter de créer à partir de la vraie fourrure ?

 

La fausse fourrure saura-t-elle à l'avenir devenir l'alternative à la vraie fourrure que l'on pensait ?

 

Les animaux utilisés pour leur peau seront-ils mieux traités ?

 

Autant de questions qui se bousculent et qui font écho au fait que la vraie fourrure fait un boom, notamment par l'achat de pièces via les boutiques vintage, très en vogue depuis 10 ans.

 

La fourrure, autrefois faite comme vêtement utilitaire, est devenue un objet social au marqueur luxe qui ne cesse de flirter avec les controverses et ce qu'elle soit vraie ou synthétique.


http://www.meltyfashion.fr/de-la-vraie-fourrure-a-la-fausse-fourrure-histoire-de-la-fourrure-a-travers-son-evolution-a232473.html

 

fourrure pourriture 2 v2

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Published by labrajack - dans Fourrure.
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