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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
 PrésidentAssociation "Petit Mouton noir" (Voir Rubrique )
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 16:50

 

Hier, aux Saintes-Maries-de-la Mer, Benjamin Vollot a accueilli de nouveaux pensionnaires blessés et surtout frigorifiés.
Hier, aux Saintes-Maries-de-la Mer, Benjamin Vollot a accueilli de nouveaux pensionnaires
blessés et surtout frigorifiés. (Photo D. QUET)

"Passe-moi la Bétadine, ainsi qu’une compresse."

 

Depuis le début de la semaine, Benjamin Vollot soigne des patients d’un genre particulier : des flamants roses.

 

Seize, pour l’instant, tous accueillis par le parc ornithologique de Pont de Gau aux Saintes-Marie-de-la-Mer, où les ornithologues, transformés en infirmiers, ont déjà l’habitude de remettre sur pied des volatiles blessés ou en toute petite forme.


"Depuis toujours, notre parc recueille des oiseaux pour les soigner. Ainsi, de temps en temps, on nous apporte un flamant rose. Pour autant, il est rare que nous en ayons autant en même temps. La dernière fois, c’était en 1985. Cette année-là, nous en avions recueilli près de 200", commentait Frédéric Lamouroux, l’un des ornithologues.


"Jusqu’à - 20 °C en température ressentie"

Benjamin Vollot : Le responsable de cette situation n’est autre que le gel qui a transformé en patinoires la quasi-totalité des étangs du littoral.

 

Privés de leur habitat, les flamants - qui ne vivent que dans l’eau - endurent l’épreuve du froid, sans pouvoir accéder à leur nourriture : des microcrustacés, dont l’artémia riche en carotène, qui donne aux flamants le rose de leur plumage.

 

Les oiseaux tournent donc des heures dans les airs, avant de trouver un des rares coins d’eau épargnés.

 

Luttant contre le vent, ils s’épuisent et se blessent parfois en se posant, à bout de force, sur la glace.


C’est bien le pire des scénarios pour les ornithologues.

 

Car, si un flamant se casse une patte, ses chances de survie deviennent nulles.

 

Surtout dans ces conditions climatiques.

 

"Le thermomètre a dû descendre à - 9 °C, voire - 10 °C. Samedi, en température ressentie, on devait être à -15 °C ou - 20 °C. Je n’ai jamais eu aussi froid sur le parc", disait Benjamin Vollot.


Hier, la réserve s’est d’ailleurs vu confier cinq nouveaux hôtes, venant tous de l’Aude où, mercredi, on comptait déjà 55 dépouilles de flamants.

 

Dans l’après-midi, c’était au tour d’Alan Johnson, le spécialiste mondial de ce volatile, d’amener un autre oiseau affaibli, portant donc à 16 le nombre de ces oiseaux soignés sur place.

 

Lui dénombrait, sur son secteur, "une quarantaine de cadavres".

 

"Mais le bilan s’alourdira quand la glace fondra", ajoutait cet ancien responsable du programme Flamants roses, initié par la Tour du Valat, le centre de recherche et de conservation des zones humides méditerranéennes au Sambuc, un hameau d’Arles.


De fait, sur le parc de Pont de Gau, les salariés s’activaient.

 

Pour soigner les oiseaux et les nourrir avec des croquettes pour chiens et des brisures de riz plongées dans de l’eau, mais aussi pour libérer de la glace des parcelles d’étang au moyen de pompes.

 

"95 % des plans d’eau du parc sont totalement gelés", rappelait Frédéric Lamouroux.


PIERRE BRUYNOOGHE

http://www.midilibre.fr/2012/02/09/en-camargue-un-hopital-pour-les-flamants-roses,455740.php#xtor=RSS-5

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