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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
 PrésidentAssociation "Petit Mouton noir" (Voir Rubrique )
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 15:14

 

Deux chimpanzés pris en photo dans un zoo par notre Observateur Alain Wandimoyi en 2010. 
 
Les 790 000 hectares du parc des Virunga, la plus ancienne réserve naturelle d’Afrique située au Nord-Kivu, regorgent d’une faune aussi rare que diversifiée.
Mais la cohabitation n’est pas toujours simple avec les villageois.
Depuis plusieurs mois que la guerre fait à nouveau rage dans la région, les agressions par des animaux sauvages, notamment les chimpanzés, se multiplient.
 
La mort d’une fillette, en juin dernier, après une attaque de chimpanzés a fortement marqué les esprits à Goma, selon un de nos Observateurs sur place.
L’incident a eu lieu à 60 km au sud de la capitale du Nord-Kivu, à Tongo, une localité située dans le territoire du Rutshuru.
Attachée dans le dos de sa mère qui travaillait au champ, la petite fille de deux ans aurait été "arrachée" par cinq chimpanzés qui l’ont ensuite mortellement blessée.
 
Pour les villageois, ce drame a été l’occasion de pointer du doigt les agressions de chimpanzés dont ils se disent régulièrement victimes : "Il ne se passe pas un mois sans qu’un de ces animaux ne tuent une personne", explique un habitant de Tongo cité par Syfia, une agence de presse congolaise.
Une liste de 17 blessés et de 10 personnes tuées en l'espace de "quelques mois" a d’ailleurs été établie par les représentants de la société civile de Tongo, qui se disent "abandonnées" par les autorités.
 
Il est arrivé que des autorités locales autorisent les habitants à tuer les animaux agressifs en cas de légitime défense.
Mais s’agissant d’espèces protégées, seul l’Institut congolais pour la protection de la nature (ICCN), dont sont membres les gardes forestiers du parc, a légalement le droit d’éliminer ces animaux.
 
Un enfant avec plusieurs doigts de la main gauche atrophiés
 
 
 
Notre Observateur Alain Wandimoyi s’est rendu à Tongo en août dernier et a interrogé plusieurs enfants attaqués par des chimpanzés.

"La présence de groupes armés dans les montagnes et les forêts nous empêche d’atteindre les chimpanzés"

Emmanuel de Mérode est le directeur du parc national des Virunga.
  

Nous ne sommes pas en mesure de chiffrer les attaques d’animaux dans les villages et il est difficile de dire si les chimpanzés qui s’en prennent aux habitants de Tongo viennent effectivement du parc des Virunga, qui compte une vingtaine de primates, ou d’un peu plus loin, du Mont Kasali où leur nombre est plus important.
 
Les chimpanzés, à la différence des gorilles, ont une nature potentiellement dangereuse si leur habitat est attaqué. Ils cohabitent dans des forêts avec des populations humaines qui ne cessent d’augmenter.
Les villageois y coupent du bois pour se chauffer.
Ce bois, le makala ["charbon de bois" en swahili, ndlr], est la principale source d’énergie domestique au Congo.
Pour la seule ville de Goma par exemple, la demande en makala représente 35 millions de dollars par an, ce qui implique une déforestation énorme [Il existe par ailleurs un commerce illégal de makala contrôlé aussi bien par les milices rebelles que par des éléments de l’armée congolaise, que notre Observateur évalue à 30 millions de dollars par an].
Résultat, les forêts se réduisent et les chimpanzés, qui se retrouvent comprimés dans leur espace de vie, migrent vers les villages pour trouver de la nourriture.
Et les incidents impliquant des humains augmentent.
 
"Le problème avec les chimpanzés, c’est qu’ils franchissent n’importe quelle barrière"
 
Même si nous assurons la survie de ces espèces menacées, notre priorité reste la protection des villageois des animaux et ce aussi au-delà des frontières du parc.
Nous avons déjà eu affaire par le passé à des destructions de cultures par des éléphants.
Nous avions alors installé des clôtures électriques.
Le problème avec les primates, c’est qu’ils montent aux arbres et franchissent n’importe quelle barrière.
 
 
Une solution envisageable serait alors de refouler les chimpanzés dans des espaces très éloignés des habitations humaines.
Mais la guerre rend presque impossible ces interventions, que ce soit autour du village de Tongo ou dans d’autres localités autour des Virunga.
Le relief du parc est complexe et la présence de groupes armés dans les montagnes et les forêts nous empêche d’atteindre les chimpanzés.
 
 
"la réelle menace pour la population reste les groupes armés, et non les animaux"
 
La population nous demande d'abattre les bêtes.
Quand il s’agit d’animaux en voie de disparition, nous voulons éviter d’en arriver là même si nous en avons le droit.
Par le passé, nous avons déjà eu de mauvaises expériences : des habitants se sont déjà plaints de la présence de gorilles mais nous nous sommes rendu compte, avant de faire quoi que ce soit, qu'il ne s'agissait que de prétextes créés de toute pièce pour que les animaux soient abattus et ainsi ne gènent plus les braconniers et autres trafiquants sur leur route.
 
Ce qui est arrivé à cette petite fille en juin dernier est tragique, mais n’oublions pas que dans le parc des Virunga, la réelle menace pour la population reste les groupes armés, et non les animaux.
Depuis janvier, douze gardes forestiers de l’ICCN ont été tués par des rebelles, onze d’entre eux alors qu’ils étaient en train de protéger la population sur des routes du parc.

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Published by labrajack - dans Ecologie et Animaux
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commentaires

BLANC Michelle 30/09/2012 23:51

Peut être pourrons nous interpréter cela comme la veangeance des chimpanzés sur les hommes puisque dans la plupart des cas nous les massacrons.SI L'homme était moins cupide, il ne ravagerait pas
les forêts comme il le fait, les chimpanzés pourraient y vivre en totale liberté, avec de la nourriture à profusion.Nous exterminons leur espace de vie, il faut bien qu'ils trouvent leur nourriture
alleurs.