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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
 PrésidentAssociation "Petit Mouton noir" (Voir Rubrique )
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 16:16

 

Un cavalier, sur la route du Dakar, le 14 janvier 2010 entre San Juan et San Rafael, en Argentine.

Un cavalier, sur la route du Dakar, le 14 janvier 2010 entre San Juan et San Rafael, en Argentine.  

Natacha Pisarenko/AP/SIPA

RALLYE-RAID - La course et la faune ne font pas toujours bon ménage...

Depuis trois jours, David Casteu a du mal à se reconnaître quand il jette un coup d’œil dans la glace.

 

Avec sa pommette gonflée et sa lèvre supérieure boursoufflée, le motard français se remet lentement d’une piqûre d’insecte, a priori, une guêpe.

 

Peut-être «une autre bestiole d’ici parce que la piqûre est extrêmement violente. On pense peut-être à un frelon.»

 

Pendant le Dakar, les animaux n’aiment pas vraiment que les pilotes s’invitent sur leur territoire.

 

Le Français Bruno Da Costa en a fait l’expérience, lundi, lors de la spéciale entre Santa Rosa de la Pampa et San Rafael.

 

Alors qu’il roulait à vive allure, il a percuté une vache.

 

Contraint d’abandonner, le pilote Yamaha est toujours hospitalisé à l’hôpital de Mendoza, pour une hémorragie rénale.

 

Il devrait être opéré dans les jours à venir.

 

La vache, elle est morte sur le coup.


«Elle faisait au moins 600kg glisse un témoin, passé sur le lieu de l’accident quelque minutes après. Si elle n’était pas morte tout de suite, on aurait dit que le soleil l’avait fait gonfler.»


«Comme un plomb de carabine dans la tête»

Au même titre que les spectateurs ou la température, la problématique de la faune locale est à prendre très au sérieux par les pilotes.

 

Le fantasme du scorpion dans les bottes au petit matin est resté en Afrique.

 

Depuis qu’il s’est exilé au pays de Fangio, le rallye côtoie des bêtes moins exotiques, mais plus présentes sur les pistes.

 

Et la menace est toujours imprévisible.

 

«Qu’est ce qu’un piège quand on ne passe qu’une fois à un endroit?

 

Sur notre moto, c’est marqué au stylo noir sur du papier blanc et dans la réalité, il y a tout autre chose», souffle Cyril Desprès.


Des bovins, donc, mais aussi des chiens, des vaches ou des chevaux.

 

Avant d’être piqué au visage, David Casteu avait percuté une chèvre il y a deux ans.

 

Cela avait précipité son abandon.

 

Mais l’ennemi numéro 1 du motard reste l’insecte.

 

Sur le rallye, les pilotes roulent sans visière.

 

Juste avec un casque ouvert et un masque.

 

«De temps en temps, tu prends une mouche entre tes lunettes et la ligne du casque. Il y a un centimètre d’écart, indique Christophe Geoffroy, un pilote amateur. Ça te fait l’effet d’avoir ramassé un plomb de carabine dans la tête.»

 

Protection renforcée

A 170km/h, impossible d’éviter l’obstacle, surtout dans la poussière.

 

En revanche, certains pensent à renforcer leur protection face aux bestiaux.

 

«Il va falloir qu’en rentrant je règle ce problème. Il faut que je calfeutre bien mon casque, s’agace Casteu. On voit trop mon visage à travers.»

 

Mais d’après les médecins, la piqûre était si violente que même une protection plus importante n’aurait pas suffi.

 

Sur ses terres, l’insecte argentin fait toujours mouche.


Romain Scotto à San Juan (Argentine)

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commentaires

alienor 06/01/2012 07:32

moi, je dis plutôt que c'est le dakkar qui est un danger pour les animaux................