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  • «Sauver un animal ne changera pas le monde. Mais pour cet animal, le monde changera pour toujours.» 
 PrésidentAssociation "Petit Mouton noir" (Voir Rubrique )
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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 17:01
Les chats errants évitent la prolifération des rongeurs et contribuent à l’équilibre global de la biodiversité des territoires communaux.
Beaucoup d’habitants, touchés par leur vagabondage, s’attachent à les nourrir et entretiennent ainsi leur présence.
Malheureusement, ces chats errants peuvent également véhiculer des maladies et contaminer les animaux domestiques, ou encore créer diverses nuisances dont les riverains peuvent pâtir.

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Photo D. Leuliet.

 

A Dinard (en Ille-et-Vilaine), ville ravissante et touristique qui a fait de ses engagements culturels une marque reconnue dans le monde, le problème des chats libres était devenu une source intarissable de conflits de voisinage.

Sylvie Mallet, maire de la commune, a eu l’idée originale de prendre en charge la stérilisation de ces animaux, depuis 2002.

 

C’est, selon elle, « l’efficacité du coeur » : respecter ces chats dont le rôle naturel est essentiel tout en maîtrisant les inconvénients de leur présence. Aujourd’hui, cette question est résolue.

 

Lors du congrès national de la SPA, organisé en octobre 2011 à Dinard, l’initiative de la ville a ainsi été applaudie par les 200 personnes participantes.

Comment avez-vous été alertée sur la question des chats errants à Dinard ?

Sylvie Mallet : Cette problématique est d’abord le constat d’un conflit entre voisins : ceux qui souffraient de nuisances causées par des colonies de chats errants contre ceux que la sensibilité poussait à soigner et à nourrir ces mêmes chats.

 

Je suis moi-même plutôt sensible à l’égard des êtres plus faibles et dans notre société, au regard de la toute-puissance de l’homme, les animaux en sont.

 

Pourtant, ces chats sont également les régulateurs d’une certaine biodiversité et nous protègent d’autres prédateurs.

Quelle solution avez-vous trouvée afin de réduire les nuisances qu’ils occasionnaient ?

Se débarrasser des chats errants était en dehors de ce que je pouvais imaginer et cela n’aurait, de toute façon, pas résolu globalement ce problème.

 

La nature a horreur du vide, elle aurait compensé leur absence autrement.

 

Ainsi, nous nous sentions impuissants face à une recrudescence de ces chats mais il fallait réfléchir avec le coeur et trouver une solution humaniste.

C’est la raison pour laquelle j’ai pensé à mettre en place leur stérilisation systématique, solution que nous avons établie avec l’appui d’un public local mobilisé et de professionnels motivés.

De quelle façon avez-vous procédé pour stériliser ces chats errants ?

Nous avons tout d’abord fabriqué des cages de capture.

 

Bien positionnées, celles-ci nous ont aisément permis de récupérer les chats.

 

Ensuite, il s’agit d’effectuer la stérilisation relativement vite afin de ne pas les laisser enfermés trop longtemps.

 

Ces chats restent en effet des animaux sauvages ; la maîtrise de professionnels est également indispensable dans cette opération.

 

Une fois maîtrisés, nous les opérons, nous les soignons, vaccinons quand ils sont en bonne santé.

 

Enfin, nous les réintégrons dans leur quartier d’origine, élément très important.

Quel personnel a été déployé afin de mettre en œuvre cette initiative sur le terrain ?

La majorité des participants de cette opération est bénévole, ces personnes étant souvent des individus s’étant auparavant préoccupés du sort de ces chats.

Les vétérinaires intervenant sur la stérilisation ont été, quant à eux, payés par la municipalité.

 

Les menuisiers de la ville ont également participé à l’initiative en créant un modèle de cage épatant, grande sans trop l’être, sans danger pour les animaux et se confondant bien avec des buissons.

 

Ces cages ont été mises à la disposition des bénévoles, chaque groupe ayant la charge d’un quartier en particulier.

Le budget engagé dans cette opération est-il important ?

Les premières années, il y a 6 ou 7 ans, cette initiative a coûté plusieurs milliers d’euros à la municipalité.

 

En revanche, le budget engagé à l’heure actuelle n’est que de 3 000 euros par an maximum.

 

Sur un budget total de 50 millions d’euros, ce chiffre reste très raisonnable.  

Avez-vous rencontré des réticences du public concernant ce projet ?

Des réticences, c’est beaucoup dire !

 

Il faut avouer que j’ai fait l’objet de quolibets, de certaines moqueries.

 

Aujourd’hui, compte tenu de l’efficacité du système, plus personne ne songe toutefois à le critiquer.

Quels résultats avez-vous obtenus grâce à cette initiative ?

A ce jour, le problème des nuisances causées par les chats errants est pratiquement résolu puisque nous arrivons à stériliser 30 à 40 chats par an (ce qui n’est, en soi, pas grand-chose).

 

Nous avons ainsi réglé le problème du nombre total de chats en les soustrayant à la reproduction systématique, mais nous les avons également soustraits, de fait, au désordre et aux maladies.

Cette opération a, en outre, permis de réconcilier les groupes de voisins qui s’affrontaient dans un débat devenu quasiment passionnel.

 

L’initiative a aussi créé une commune plus sécurisée pour les animaux domestiques qui peuvent rester libres, se promener, sans risquer l’incident ou l’infection par un animal plus sauvage.

A présent, nous souhaitons poursuivre dans cette voie en installant de petits chalets au sein des parcs dans lesquels les chats peuvent se réfugier lorsqu’ils sont blessés ou malades. Et ils le font.

Finalement, recommanderiez-vous cette méthode à d’autres communes ?

J’ai connaissance d’autres collectivités qui commencent à appliquer ce type d’initiative.

 

Certains collègues m’ont ainsi appelée pour me demander quel était le modus vivendi de cette méthode mais aussi (et principalement) pour glaner des informations sur les spécificités de notre modèle de cage !

Je crois beaucoup au grand équilibre de la nature qui régule, harmonise notre environnement.

 

Je dis toujours qu’une société est reconnaissable à la manière dont elle traite ses animaux.

 

On y retrouve ainsi la façon dont elle traite les personnes âgées, les enfants, etc. Tout est lié, en réalité.

 

Cette initiative représente l’intelligence du cœur et il n’y en a pas d’autre.

 

Un article Forum des Communes - Date de publication : 17/04/2012

http://info.forumdescommunes.fr/fr/actualite/19307/chats-errants-reponse-ville-dinard

 

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commentaires

spadoni dominique 18/02/2016 10:59

merci aussi pour tout ces bénévoles qui passent leur temps,argent pour contribuer a une meilleur vie pour ces animaux,et je pense et le dit,que bien souvent les personnes qui s 'occupent des animaux,aident aussi les personnes en difficulté;Ceux qui n 'est pas le cas de certains qui critiquent et se moquent ,des gens qui soutiennent la cause animale,mais qui ne FONT RIEN ni pour les animaux,ni pour les gens.

spadoni dominique 18/02/2016 10:54

bravo pour cette femme courageuse ,que son exemple soit suivi par de nombreux maires .Merci pour nos petits protégés qui n 'ont pas la parole ,mais qui peuvent souffrir de la méchanceté et ignorance de beaucoup d 'entre nous.Bravo Madame le Maire;

ADAIRE Bénédicte 21/04/2012 20:12

Je remercie sincèrement le Maire pour ce quelle fait pour sa commune ainsi que tous ses bénévoles . Si toutes les grandes villes et les communes pouvaient en prendre de la graine ....Mon dieu que
de petites boules de poils seraient sauvées.....Un grand merci à eux tous...=^..^= L'amie des chats.